Les taux de crédit restent exceptionnellement bas mais les prix immobiliers, eux, ne baissent pas ! Dans ces conditions, le volume de transactions sest amenuisé courant 2018. Des éléments potentiellement défavorables à la bonne santé du marché immobilier pour 2019 ? Pas de panique : « Le marché résidentiel va rester dynamique en 2019 », juge Olivier Eluère, léconomiste du Crédit Agricole qui a publié cette semaine cette étude trimestrielle sur limmobilier, consacrée en ce mois de février au bilan 2018 et aux perspectives 2019.
Léconomiste estime que « la demande sera soutenue par le bas niveau des taux de crédit », ainsi que par des facteurs tels que le « désir daccession à la propriété », la « démographie favorable », ou laspect « valeur refuge » de limmobilier. Olivier Eluère relève certes la « diminution de lapport personnel » et l« allongement de la durée des crédit (19,5 ans environ en moyenne en 2018, contre 18,6 ans en 2016) », mais il juge que « les risques sur le crédit habitat demeurent contenus ». En parallèle, il juge le marché résidentiel « sain », avec des prix « en hausse modérée », et écarte tous « signes demballement spéculatif ».
« La capacité dachat des ménages va continuer de séroder »
Pas de crise immobilière à lhorizon, donc, mais tous les feux ne sont pas au vert pour autant pour les acquéreurs-emprunteurs. Olivier Eluère estime ainsi que les taux de crédit devraient « légèrement remonter au cours des prochains mois ». Les prix étant eux aussi attendus en hausse, de lordre de 2% sur lannée 2019, « la capacité dachat des ménages va continuer de séroder ». Le service études économiques du Crédit Agricole anticipe une baisse du nombre de transactions de lordre de 4% dans lancien, et de 6% dans le neuf.
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