Près de 3 millions de logements sans occupant. Au 1er janvier 2026, la France hors Mayotte compte exactement 2,926 millions de logements vacants, selon une nouvelle étude de l'Insee. Ils représentent ainsi 7,6% des 38,6 millions de logements recensés dans le pays.

Un chiffre conséquent, mais qui doit être relativisé. Tous ces logements ne sont pas durablement abandonnés. Un logement peut par exemple être considéré comme vacant lorsqu'il est proposé à la vente ou à la location mais n'a pas encore trouvé preneur, lorsqu'il a déjà été vendu ou loué mais n'est pas encore occupé, ou encore lorsqu'il se retrouve vide dans l'attente du règlement d'une succession. Certains logements sont également trop vétustes pour être habités.

Autrement dit, ces 2,9 millions de logements ne pourraient pas tous être remis immédiatement sur le marché. L'Insee rappelle d'ailleurs qu'une vacance de courte durée est inhérente au fonctionnement du marché immobilier. D'autres biens restent en revanche inoccupés beaucoup plus longtemps, notamment parce que leur localisation, leur taille, leur prix ou leur état ne correspondent pas aux attentes des ménages.

Moins de logements vacants qu'en 2019

Bonne nouvelle toutefois : la vacance recule. Après avoir fortement progressé entre 2005 et 2019, passant de 6,2% à 8,1% du parc, la proportion de logements vacants est redescendue à 7,6% en 2026. Leur nombre a même diminué de près de 20 000 unités depuis 2019.

La situation varie aussi selon les territoires. La vacance atteint 7,9% dans les communes situées hors des unités urbaines, contre 7,4% dans les agglomérations de 100 000 habitants ou plus et 7,3% dans l'unité urbaine de Paris.

Une baisse qui intervient alors même que le parc immobilier français continue de s'étoffer : la France compte désormais 38,6 millions de logements, contre environ 24 millions en 1982. Sa croissance ralentit néanmoins, avec une hausse moyenne de 0,8% par an depuis 2016.