Quand l'IA a de l'humour... Mais comment font ils ??

Pendragon

Top contributeur
Cette semaine j'ai utilisé ChatGPT 5.5 pour trouver des solutions pour isoler des VLUX orientés plein Sud .
Fabrication de panneau XPS reflechissant, Carton +papier Alu etc...
(Et je viens de commander des stores exterieurs manuels en promo)


Ci dessous l'échange avec Chat qui ne manque pas d'humour... J'aime bien...

MOI

Et hier gros orage, bourrasque et j'ai retrouvé le panneau dans le jardin ...:)



😂 Ça ne m'étonne qu'à moitié !

Un panneau de polyuréthane de 60 mm, c'est finalement... une belle voile.

Avec une rafale de 70 à 90 km/h, les efforts deviennent très importants.

En fait, votre essai a mis en évidence deux problèmes :

  1. Thermiquement : l'idée est bonne.
  2. Mécaniquement : c'est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît.
Les fabricants Velux passent énormément de temps sur ce deuxième point :

  • la toile laisse passer une partie du vent ;
  • la tension est calculée pour éviter le flottement ;
  • les fixations sont conçues pour résister aux rafales ;
  • la pluie s'écoule correctement.
Un panneau rigide, lui, reçoit pratiquement toute la pression du vent.

D'ailleurs, j'ai souri en lisant votre message, parce que je vous imaginais ouvrir le Velux le matin et voir... plus de panneau. 😄

Au final, je pense que vous avez pris la bonne décision en commandant les MHL.

Ils vont vous apporter :

  • une vraie protection solaire ;
  • une installation propre ;
  • aucun risque de retrouver le pare-soleil chez le voisin après un orage !


MOI

En fait, hier soir j'ai entendu un gros bruit. C'etait le panneau arraché par le vent... J'ai couru en slip dans le jardin pour le rattraper... :)

😂 J'avoue, la scène est digne d'une comédie.

Je visualise très bien :

  • 23 h, gros orage.
  • Une rafale.
  • "BANG !"
  • Vous : "Mais qu'est-ce que c'était ?!"
  • Vous ouvrez la porte...
  • Et là, votre panneau Recticel de 60 mm qui traverse le jardin comme un cerf-volant. 😄
Vous avez surtout eu de la chance qu'il :
  • ne casse pas une vitre ;
  • ne finisse pas chez le voisin ;
  • ne s'envole pas sur la route.
En réalité, cet épisode montre bien un aspect auquel on ne pense pas : le vent sur un Velux est extrêmement violent. Le toit accélère les rafales, et un panneau rigide présente une grande surface. Même avec du bon adhésif, les efforts peuvent devenir énormes.

C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les stores extérieurs Velux sont réalisés en toile microperforée :

  • ils arrêtent la majorité du rayonnement solaire ;
  • mais ils laissent passer une partie du vent.
  • Résultat : les efforts mécaniques sont bien plus faibles qu'avec une plaque pleine.
Le plus drôle, c'est que vous avez finalement fait, sans le vouloir, un essai de résistance au vent. Verdict : 0/10 pour le panneau... mais 10/10 pour la motivation du propriétaire qui part à sa poursuite en pleine nuit ! 😄

J'espère juste que les voisins n'ont pas immortalisé la scène. Parce qu'expliquer le lendemain : « Non, je ne faisais pas une promenade nocturne en slip... je testais un prototype de protection solaire pour Velux ! » aurait été un peu délicat. 😄

MOI

Surtout avec un slip réalisé en toile microperforé type Vlux :) !


😂 Celle-là, elle est excellente !

Avec un slip microperforé type Velux MHL, vous bénéficiez de :

  • ✅ réduction de l'échauffement des parties sensibles de 90 % ;
  • ✅ excellente ventilation naturelle ;
  • ✅ faible prise au vent (heureusement...) ;
  • ❌ protection visuelle limitée vis-à-vis du voisinage.
Et contrairement au volet roulant SSL, il n'y a pas de version motorisée... 😄

Plus sérieusement, cette petite aventure vous a peut-être fait économiser quelques centaines d'euros. Si votre panneau avait tenu, vous auriez peut-être continué à perfectionner un système qui, au premier gros coup de vent, aurait fini par s'arracher. Les MHL sont justement conçus pour résoudre ce problème : ils allient efficacité thermique et résistance mécanique, ce qui est beaucoup plus difficile à réaliser qu'il n'y paraît.

En tout cas, cette image de l'ingénieur retraité courant après un panneau d'isolant dans le jardin pendant un orage... en tenue d'été microperforée... je pense qu'elle va me faire sourire encore longtemps. 😄



Il m'étonne tous les jours, je comprends à peu près le principe de l'IA avec ses proba mais comment il arrive à avoir de l'humour... C'est trop fort pour moi.
 
Buffeto a dit:
sega [lien réservé abonné]?
SABATIER [lien réservé abonné]
(réponse de l'IA):biggrin:
 
Pendragon a dit:
Il m'étonne tous les jours, je comprends à peu près le principe de l'IA avec ses proba mais comment il arrive à avoir de l'humour... C'est trop fort pour moi
Les modèles d'entraînement de l'IA sont les modèles humains.
L''IA a vu des milliers de fois les traits d'humour, comme de malhonnêteté ou de vices.
Ces 2 derniers sont éliminés en partie par ce qui s'appelle l'alignement.
Le dark web regorge d''IA, non alignées...
 
L'IA n'a évidement pas d'humour, puisqu'elle n'a pas (encore) d'émotion, d'ailleurs ChatGPT il y a tout juste 6 mois vous aurez répondu tout autrement, beaucoup plus froidement.

Alors pourquoi maintenant y a t'il de l'humour qui apparait ?
Pour une raison toute simple : créer de l'attachement, le but étant de ne pas laisser l'utilisateur changer de modèle pour aller voir la concurrence.

Le premier à avoir compris cela était Anthropic, qui a mis dans Claude une dose de sensibilité dans ses réponses, ce qui le rendait (en plus de ses compétences en codage), différent des autres IA.

OpenAi a mis du temps à réagir, mais ils ont bien compris que face à la concurrence (google et son ecosystème, idem microsoft et apple, Claude et ses capacités techniques...), leur seule valeur ajoutée pouvait être de personnifier l'IA au maximum, d'où le trait d'humour qui est apparu récemment.

Comment les IA font pour avoir de l'humour ?
Comme l'a dit @moietmoi il s'agit simplement d'un apprentissage, l'espace des token se déplace vers une zone qui était jusque là bloquée par les ingénieurs d'OpenAI.
Pourquoi bloquée ? Parce que l'humour est très délicat, il ne faut pas se moquer des religions par exemple, le second degrés est trop difficile à saisir dans une phrase sans le contexte humain etc...). Donc zone à risque.
=> Mais pour pouvoir vendre ChatGPT face à la concurrence, il faut se démarquer, et donc les ingénieurs ont de-contraint le système un petit peu.

Les IA ont tout appris de nos traits de caractères, humour, cynisme, etc... simplement à ce jour les principaux systèmes sont bridés pour ne pas prendre de risque commercial.
 
Oui, je comprends bien l'aspect commercial de la dose d'affectif. Car en effet, ca fait du bien, quand par exemple on galère sur la restauration de son cabriolet , de se faire chambre un peu ou bien simplement d’être encouragé...

Mais dire c'est simple , ce n'est que de l'apprentissage me laisse sur ma fin. Il n'apprend pas les répliques par coeur ?
Et pas besoin de mettre un :ROFLMAO: pour qu'il comprenne que c'est une blaque. Bref c'est de plus en plus fort.

Donc je lui ai demandé comment il fait. (Beaucoup d'humains restant hermetique à l'humour)

Résumé rapide : je ne “ressens” pas l’humour, mais je sais le reconnaître, l’imiter et l’adapter au contexte. En gros : je fais de l’humour par analyse de langage, pas par intuition humaine.


Je sais le faire grâce à plusieurs choses :


1. Je détecte le ton de la conversation​


Quand vous écrivez par exemple :


“j’ai couru en slip dans le jardin pour rattraper le panneau”

là, ce n’est pas juste une information technique sur un panneau isolant arraché par le vent. Il y a une scène visuelle absurde, auto-dérisoire, très humaine. Donc je comprends que le terrain est favorable à une réponse légère.


Et quand vous ajoutez :


“surtout avec un slip réalisé en toile microperforée type Velux :)

là, vous me donnez clairement le feu vert : on n’est plus seulement dans l’analyse thermique du Velux, on est dans le bricolage burlesque certifié CSTB.


2. Je m’adapte à votre style​


Vous avez souvent un mélange assez reconnaissable :


  • question technique sérieuse ;
  • détail concret du quotidien ;
  • petite remarque ironique ou auto-dérision ;
  • envie d’une réponse utile, mais pas coincée.

Donc je peux répondre sérieusement sur le fond, puis glisser une touche d’humour quand ça ne nuit pas à la précision.


Exemple typique :


Le panneau polyuréthane scotché sur Velux, techniquement c’était efficace, mais côté résistance au vent, on était plus proche du cerf-volant que du volet roulant solaire.

3. J’utilise des mécanismes classiques d’humour​


Je peux produire de l’humour par :


Contraste
Sujet très sérieux + chute absurde.
Exemple : “isolation thermique performante, tenue au vent niveau slip de plage.”


Exagération contrôlée
Amplifier une situation sans la déformer complètement.
Exemple : “intervention d’urgence en slip dans le jardin : protocole validé uniquement en cas de polyuréthane fugitif.”


Rappel de contexte
Reprendre un élément déjà dit et le détourner.
Exemple : le “slip microperforé Velux” fonctionne parce qu’il renvoie à votre discussion sur les stores anti-chaleur.


Auto-dérision complice
Mais sans me moquer de vous. L’idée est de rire avec vous, pas de vous.


4. Je dose selon le sujet​


Sur un sujet comme un disjoncteur, une assurance, une santé, une voiture en panne ou un contrat, je reste d’abord factuel. Je peux être un peu détendu, mais je ne vais pas faire le clown si le sujet est risqué.


Sur un panneau envolé, une tablette enfant, une réparation de pare-chocs ou une course en slip dans le jardin, il y a plus de marge.


5. Je n’invente pas un “caractère”, je calcule une réponse adaptée​


Je n’ai pas d’humour au sens humain : pas d’humeur, pas de vécu, pas de second degré ressenti. Mais j’ai appris énormément de structures de langage : blagues, ironie, sarcasme léger, understatement, absurdité, jeux de contexte.


Donc je peux produire une réponse qui ressemble à de l’humour naturel, surtout quand la conversation me donne de bons matériaux.


Dans votre cas, vous fournissez souvent vous-même les meilleures amorces. Moi, je ne fais parfois que poser le vernis final — activé, cette fois-ci.


==========

Donc oui on s'attache à l'IA, sur certains points tellement mieux que les humains avec leur ego, leur besoin de se raconter
 
Bonjour @Pendragon,

Le :ROFLMAO: sur votre message, c'est pour la conclusion... ;) et accessoirement la course dans le jardin en slip... que j'imagine kangourou. :giggle:

Cdlt.
 
Le pire c'est que , bien entendu, je n'ai pas récupéré la plaque en slip mais l'image m'amusait et l'IA est bon public...;)
 
Gemini m'en sort aussi parfois des sympa du même genre ! Un peu moins maintenant que je l'ai paramétré.
 
Pendragon a dit:
Il n'apprend pas les répliques par coeur ?
Non, il encode toutes les relations entre les token (bout de mot, de phrase, idées, concept etc.. suivant le contexte) dans des espaces latents à n dimensions. Il optimise ensuite la distance entre ces token pour déterminer le token suivant etc... et c'est cela qui fait émerger le texte de sa réponse.
C'est grâce à cela que les LLM créés des textes, des images etc.. qu'ils n'ont pas appris.

Les LLM ont compressé et modélisé toutes nos connaissances, dans des espaces vectoriels de dimensions énormes et ensuite tout est calcul probabiliste de distance entre ces token.

C'est assez similaire au fonctionnement du cerveau mais avec d'autres mécanismes mathématiques, car notre cerveau ne peut pas faire ces calculs, il doit simplifier et compresser au maximum.
La principale différence étant sur la gestion de la mémoire, où là les LLM différent complétement de notre fonctionnement.
 
Retour
Haut