Jeune_padawan a dit:
Se réjouir d'une "fuite des cerveaux" c'est comment dire ... étonnant pour rester sympa

.
En quoi une mobilité nationale constituerait-elle une fuite des cerveaux ?
Car il doit quand même y avoir un sacré paquet de Français qui ont fait fuir leur cerveau vers les grandes métropoles françaises sans qu'ils ne soient des traitres à la nation, non ?
À moins que tu ne sois un apparatchik du Renouveau rural qui se bat contre la haute trahison territoriale ?
Et personnellement, je serais 100% d'accord avec cela :
lopali a dit:
Alors aucune inquiétude pour ceux qui sont mobiles et laborieux...

Pour les flemmards figés et qui s’érigent constamment en victimes, c'est vrai que c'est plus compliqué.
En effet, au joyeux temps béni des boomers, où "tout était facile", et où il ne suffisait pas de traverser la rue pour trouver un emploi, mais simplement d’ouvrir sa porte pour découvrir dix patrons à genoux, suppliant qu’on accepte de travailler pour eux, nous n'avions évidemment pas besoin de nous bouger et travailler
Une époque merveilleuse, où le mot "crise" n’était associé qu’à "de foie", car manifestement nous passions tout notre temps à nous taper des binouzes plutôt qu’à bosser 45 à 60 heures par semaine.
C’est pourtant ce que j’ai fait pendant plus de vingt ans, avant de redescendre aux alentours de 45 heures.
Mais bon, bizarrement, il se trouve que les personnes véritablement mobiles et laborieuses ont toujours mieux réussi que les figés et les éternelles victimes.
Le monde serait donc d’une simplicité biblique : quantité de personnes de ma génération qui sont restées bien au chaud et n’ont pris aucun risque, se retrouvent aujourd’hui à taper dans les bidons et les gamelles à la retraite.
Quouaaaaah ? Des retraités pauvres ?! Cela existerait donc ?
Mulder et Scully [lien réservé abonné] n'auraient pas besoin d'enquêter ? On nous aurait donc menti sur le caractère miraculeusement prospère de cette époque bénie ?
Heureusement que sur ce forum, nous avons quelques héros sous forme de zélés prédicateurs de l’ultralibéralisme et autres guerriers infatigables toujours prêts à rappeler aux autres comment il faut faire pour le bien de la nation !
Quel dévouement ! Quel altruisme ! Quel don de soi ! Respect !
Et qu’on ne vienne surtout pas prétendre qu’ils défendent leurs propres intérêts ou leur portefeuille ! Non, non, ce serait leur faire un procès d’intention injuste.
Ce n’est évidemment pas le genre de la maison car ils ne pensent qu'au bien commun et leur désintéressement est presque émouvant.
C'est simple, à les lire, j'ai envie de changer de religion et de rejoindre leur secte.
Mais bon, comme dirait
Jean-Marc, la marionnette de Jeff Panacloc [lien réservé abonné] : "Ils sont contents"