Depuis le 1er janvier, de nouvelles règles sont entrées en vigueur pour déterminer le prix de l'électricité. Auparavant, une grande partie de la production nucléaire d'EDF était tarifée à 42 euros par MWh. L'énergéticien peut maintenant vendre l'intégralité de sa production à prix libre sur les marchés.

Un système a toutefois été mis en place pour protéger les consommateurs en cas d'envolée des prix, comme lors de la crise énergétique. Le Versement nucléaire universel (VNU) consiste à taxer la production d'EDF, si son prix de vente dépasse certains seuils. Cette taxe doit ensuite être reversée aux particuliers et aux entreprises.

Alerte sur votre facture d'électricité : 3 questions essentielles sur les nouveaux prix en 2026

Les particuliers « désavantagés »

La CLCV a demandé, dans un communiqué, sa suppression « car elle le juge non protecteur, inéquitable et trop cher ». Premier argument : « Il est juste institué un reversement partiel (à partir d'environ 80 euros) puis complet (à partir de 110 euros) quand les prix du marché de gros sont très élevés ».

Autre reproche : « les modalités de reversement ont été définies pour avant tout satisfaire les industriels, qui consomment beaucoup d'électricité, au détriment des consommateurs domestiques », déplore la CLCV. La période retenue pour reverser cette taxe aux consommateurs va d'avril à octobre, hors hiver donc, à une période où « l'usage d'électricité est souvent faible du côté des particuliers. Les industriels électro-intensifs ont pour leur part une consommation constante au cours de l'année ».

Selon la CLCV, le tarif réglementé de vente de l'électricité aurait davantage baissé si ce nouveau système n'avait pas été instauré. En 2026, « Avec un coût du nucléaire plus optimisé (de l'ordre de la cinquantaine d'euros le MWh) le tarif réglementé aurait baissé d'environ 3 ou 4% cette année. » Pour 2026, la CRE a établi le coût complet du nucléaire à 60 euros par MWh.

Nouveau tarif réglementé d'EDF : voici les gagnants et les perdants à partir du 1er février