Le taux de refus sur les demandes de prêts garantis par l'Etat (PGE) est inférieur à 5% pour les entreprises éligibles à ce dispositif, a affirmé jeudi Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française (FBF).

Quelque 85% des entreprises en France sont « éligibles de facto » aux prêts garantis par l'Etat, a estimé le dirigeant bancaire, également directeur général de Société Générale, lors d'une interview sur LCI.

Pour ces entreprises, « le taux de refus (...) est de l'ordre de moins de 5% » voire plutôt « entre 2 et 3% », a-t-il précisé. Après « il y a toujours des cas pour une raison, bonne ou mauvaise », a-t-il poursuivi recommandant aux professionnels s'estimant lésés de recourir au médiateur du crédit aux entreprises, chargé d'arbitrer les litiges entre établissements bancaires et clientèle professionnelle. Ce médiateur recevant actuellement 130 dossiers litigieux par jour, cela représente « moins de 1% du flux des dossiers de demandes (de PGE, ndlr) qui nous arrivent », a-t-il évalué, estimant que « statistiquement » les banques traitaient « l'essentiel » des demandes.

Un correspondant « dans chaque banque »

Toutefois, « j'ai demandé qu'un correspondant soit mis en place dans chaque banque (pour) recueillir les cas en question, qui seront réexaminés par les banques si jamais il y a une erreur », a-t-il garanti.

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Trois semaines après le lancement du dispositif de PGE, dont l'Etat se porte garant à hauteur de 300 milliards d'euros, les banques françaises ont comptabilisé pour « près de 50 milliards d'euros de demandes pour 250.000 prêts ». Evoquant la situation dans son propre groupe bancaire Société Générale, le dirigeant a fait état de « 9 milliards de demandes en trois semaines » contre « 12 milliards d'euros de prêts nouveaux » l'année dernière. « En trois semaines, c'est l'équivalent de neuf mois de production (de crédits) normale », a-t-il résumé.