La Banque de France communique chaque mois une moyenne portant sur les « taux conclus par les établissements de crédit ». Un indicateur à distinguer des « taux catalogues » comme le souligne sa méthodologie, car linstitution prend en compte les crédits conclus « de manière irrévocable » lors du mois analysé. Cette méthode explique donc que la Banque de France enregistre une hausse des taux plus tardive que les courtiers en crédit, qui eux se basent sur les barèmes communiqués par les banques et qui annonçaient une augmentation dès le mois de mai 2015.
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En ce qui concerne les taux fixes à long terme (1), la baisse entamée il y a plus dun an et demi (3,20% en janvier 2014) sest poursuivie jusquen juillet 2015 (2,16%) selon la Banque de France. Le mois daoût marque ainsi une très légère remontée, à 2,18%.
Une croissance toujours boostée par les renégociations
Ce frémissement na toutefois pas freiné lafflux des dossiers de renégociation de prêt à lhabitat. Si la somme des crédits nouveaux est légèrement inférieure à celle de juillet, un mois record pour la production de prêts immobiliers, la part des renégociations (rachats compris) continue daugmenter : elle flirte avec les 50% du flux au mois daoût.
(1) Sont catégorisés « long terme » par la Banque de France tous les crédits à lhabitat de plus dun an.


















