Dans un communiqué publié ce mercredi, le courtier en crédit immobilier Meilleurtaux alerte les futurs acheteurs sur un « coup de chaud » dans les banques entraînant d’importants délais supplémentaires dans le traitement de leur dossier. Pour les renégociations de crédit, l’enseigne évoque même une « mise en pause » des demandes.

Voilà déjà quelques semaines que certains courtiers évoquent un rallongement des délais de traitement des demandes de prêt immobilier, en raison d’une « surcharge » des banques. Le problème ne semble pas se résorber, loin de là, selon Meilleurtaux. Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’enseigne de courtage en crédit immobilier invite les futurs acquéreurs à s’armer de patience, expliquant que depuis début mai, face à la hausse des sollicitations, les banques sont de plus en plus surchargées et accumulent encore les retards de traitement.

Résultat : « le délai d’émission d’offre de prêt s’élève en moyenne à 3 ou 4 semaines une fois l’accord de financement obtenu pour quelques jours en temps normal. » Ce qui amène Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux à conseiller aux acheteurs estivaux d’anticiper ces délais rallongés en décalant la date butoir à laquelle l’acte de vente doit être définitivement signé (concrètement, le moment où les fonds doivent être versés au vendeur). « Si l’on compte habituellement 3 mois entre ces deux formalités, ajouter 1 mois, 1 mois et demi supplémentaires peut sembler prudent aujourd’hui, » précise-t-elle.

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Stand by pour les renégociations

Quant aux renégociations de prêts immobiliers, la situation est encore pire. Il faut dire qu’au vu des taux d’intérêts du crédit immobilier, encore à des niveaux historiquement bas, les demandes ont afflué en masse en 2015. Depuis le début de l’année, Meilleurtaux indique ainsi avoir enregistré deux fois plus de demandes par rapport à l’an dernier. Conséquence : selon le courtier, ces propriétaires doivent doublement s’armer de patience. « Beaucoup de banques ne traitent plus ou presque pour le moment ces demandes, » signale le communiqué. « La priorité est donnée aux acquisitions qui sont elles soumises à une date butoir. »