Des intermédiaires en distribution de crédit, principalement des courtiers, veulent faire de l'Association française des intermédiaires bancaires (Afib) un interlocuteur crédible vis-à-vis des autorités de régulation, ont-ils expliqué vendredi lors d'un point presse.

Structure déjà existante, l'Afib va intégrer France IOB (intermédiaires en opérations bancaires), autre instance de représentation professionnelle, et pèsera désormais environ 6,2 milliards d'euros de crédits immobiliers par an. Selon des chiffres cités par le président de l'Afib Jean-Bernard Valade, cela représente un tiers du volume de crédit assuré chaque année par les courtiers, qui pèse lui même environ 20% du total du crédit à l'habitat.

L'Afib représente également les intermédiaires en rachat de crédit (1,3 milliard de production annuelle) et en crédit aux professionnels. L'objectif est de bénéficier d'un « organisme structuré, capable de représenter nos intérêts », a fait valoir le président de France IOB James Walker.

Des difficultés pour être entendus

« Si on laisse les organes comme l'ASF (Association française des sociétés financières), la FBF (Fédération bancaire française) ou l'OCBF (Office de coordination bancaire et financière) nous représenter, nous allons avoir de grandes difficultés » pour être entendus, a expliqué M. Walker.

Ces trois instances comptent en leur sein les grandes banques et « vont défendre les financeurs », c'est-à-dire les établissements de crédit, « pas les intermédiaires », a-t-il ajouté. L'enjeu est d'importance alors qu'un nouveau régulateur des banques et des assurances, l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), a été créé cette année.

L'Afib souhaite élargir sa base et a lancé un appel au rapprochement à l'autre grand organe de représentation du secteur, l'Association professionnelle des intermédiaires en crédit (Apic), dont deux adhérents (les courtiers en ligne Meilleurtaux et Empruntis) sont déjà membres de l'Afib.