Selon l'Insee, qui publie mercredi son Portrait social de la France, la hausse des dépenses de logement (loyers, remboursement d'emprunt, charges) a été plus forte pour les ménages à faibles ressources que pour les plus aisés entre 1996 et 2006.

Les dépenses de logement pèsent fortement, et de plus en plus, sur le revenu des ménages à faibles ressources (les 30% des ménages les plus modestes), notent les auteurs de cette étude. C'est le cas pour tous les statuts d'occupation (propriétaire, accédant à la propriété, locataire du parc privé ou du parc social), mais plus particulièrement pour les locataires du parc privé.

En 2006, les dépenses de logements représentaient (allocations logements déduites) 27% des ressources (avant impôts) des locataires du privé, soit 2 points de plus qu'en 1996. Mais cette augmentation a été de 5 points pour les ménages à faibles ressources qui consacraient en 2006 39% de leurs ressources à se loger, contre 34% en 1996. Pour les ménages locataires du parc social, elles constituaient 22% des ressources, 1 point de plus qu'en 1996. Pour les ménages les plus modestes, cette hausse a été de 3 points, faisant passer les dépenses de logement de 23% à 26% de leurs ressources.

En ce qui concerne les locataires du privé, la hausse plus rapide des loyers des ménages à faibles ressources s'explique en partie par la légère augmentation de la surface de leurs logements. Mais l'essentiel de l'augmentation est du à la hausse générale des loyers.

Professionnels : les offres en ligne les moins chères pour limiter vos frais bancaires

Pour les accédants à la propriété, l'augmention du poids des dépenses de logement pour les ménages à faibles ressources s'explique essentiellement par la forte montée des prix de l'immobilier au début des années 2000 et à la diminution de la proportion de bénéficiaires d'aides au logement (de 59% à 37%).