France Assureurs, qui regroupe une large partie de la profession, salue la progression de cette pratique dans le pays mais veut aller plus loin. L'organisme insiste sur « l'intérêt environnemental en lien avec l'économie circulaire » des pièces de réemploi qui permettent en plus de mieux maîtriser le coût de la réparation. Et, à terme, de baisser la prime auto ?

D'occasions ou recyclés, ces pare-choc, rétroviseurs ou pièces de carrosseries sont utilisés pour réparer un véhicule endommagé. On appelle cette pratique, réalisée avec l'accord de l'assuré propriétaire de la voiture, le recours aux pièces de réemploi. France Assureurs (FA), qui regroupe une large partie de la profession, salue la progression de cette pratique dans le pays mais veut aller plus loin car elle reste limitée : « seulement 3% des pièces remplacées dans le cadre des sinistres couverts par les assureurs », écrit l'organisme dans une note de position.

On observe toutefois que ce taux s'élève à 8% pour les véhicules entre 10 et 15 ans et à 20% pour les véhicules de plus de 15 ans. FA insiste sur « l'intérêt environnemental, en lien avec l'économie circulaire » des pièces de réemploi qui permettent en plus de mieux maîtriser le coût de la réparation.

Un élément important quand le prix des pièces détachées grimpe régulièrement : selon Sécurité et Réparation Automobile (SRA), un organisme proche des assureurs, le prix des pièces de rechange des voitures a flambé de 5,8% en 2020 (+7% pour Peugeot, +2% pour Renault et +7% pour Citroën). Cet argument est aussi souvent mis en avant pour justifier la hausse du prix des cotisations d'assurance auto.

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Ce que proposent les assureurs

Les assureurs émettent donc les propositions suivantes sur le marché des pièces de réemploi pour la réparation automobile :

  • que la filière d'approvisionnement des pièces de réemploi soit encore mieux structurée, en parallèle de la refonte de la filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les véhicules hors d'usage (VHU) : il s'agit également de faciliter l'identification des pièces et leur disponibilité (numérisation) et d'améliorer les chaînes logistiques ;
  • que la traçabilité des pièces de réemploi soit optimisée ;
  • que la lutte contre les filières illégales avec des VHU partant à l'étranger soit intensifiée ;
  • qu'un système de classification des centres VHU soit mis en place, en fonction notamment de bonnes pratiques sur la pièce de réemploi.

Hasard du calendrier, une autre mesure va favoriser l'évolution du marché de la pièce détachée. Le monopole des constructeurs sur les pièces dites visibles comme les rétroviseurs, le capot ou le pare-choc va prendre fin. Elles ne seront plus protégées et toutes les pièces de vitrage seront totalement ouvertes à la concurrence. Une baisse de 30 à 40% du prix des pièces détachées est attendue.

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