La cherté dun support dassurance vie, appelé unité de compte (UC), nest pas gage de qualité. Cest ainsi que lon peut résumer lenquête du site spécialisé Good Value for Money (GVfM), sortie le 11 juin dernier. Cette étude est basée sur 7 500 UC, aux profils très variés : certaines sont investies en actions dentreprises américaines, dautres composées de titres de sociétés françaises ou encore dobligations spéculatives.
En effet, quelle que soit la catégorie de fonds analysée, le résultat est le même : opter pour un support chargé en frais courants nest pas gage dune meilleure rentabilité. Bien au contraire. Illustration, par exemple, avec les UC principalement investies en actions européennes. Sur les 5 dernières années, les supports ponctionnant 1% de frais ont rapporté en moyenne 8,04% par an, alors que ceux chargés à 4% nont rapporté que 6,74%. Dit autrement : pour un écart de frais de gestion de 3%, lépargnant a obtenu en moyenne sur 5 ans une performance annuelle inférieure de 1,30%.
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Une perte plus élevée sur les fonds profilés
Cette corrélation est encore plus forte sagissant des fonds profilés, ces supports qui regroupent des actifs ayant un niveau de risque semblable. Ainsi, les fonds étiquetés agressifs avec des frais de 1% ont en moyenne fait gagner aux investisseurs 6,57% par an sur les 5 dernières années, contre seulement 1,90% quand les frais de gestion sélèvent à 4%, soit un écart de rendement de près de 5% par an !
Avant dinvestir sur des UC dans son assurance vie, les investisseurs doivent donc regarder attentivement les frais facturés. En pratique, GVfM recommande de « comparer la performance annuelle obtenue par lunité de compte sur plusieurs années par rapport à celle de la classe dactifs correspondante ». Les performances passées se trouvent dans la brochure explicative du fonds appelée « Documents d'informations clés ».
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