Les clients des conseillers en gestion de patrimoine mettent petit à petit leur prudence de côté et acceptent de prendre plus de risques, afin despérer de meilleurs rendements, selon lenquête 2015 de Morningstar pour le salon Patrimonia (1). Ainsi, le contraste entre 2012 et 2015 est saisissant : il y a 4 ans, 75% des conseillers financiers sondés estimaient que leurs clients allaient à l'avenir se montrer plus prudents et conservateurs. En 2015 ? Ils ne sont plus que 35% à répondre de la même manière, pour 37% les estimant « plus changeants, flexibles » et 10% plus enclins au risque.
Un type de produit profite de cette tolérance nouvelle au risque : les supports en unités de compte (UC) de lassurance-vie qui, contrairement aux fonds en euros, noffrent pas de garantie en capital mais permettent despérer des performances supérieures. 30% des conseillers financiers sondés comptent privilégier les UC en 2016, contre 16% limmobilier papier (ou pierre papier : SCPI, etc.), 13% limmobilier physique, 12% les fonds de placement ou 10% les fonds en euros de lassurance-vie.
Fonds en euros et immobilier boudés
Ces trois dernières années, ce même sondage livrait une hiérarchie relativement similaire mais les écarts nétaient pas aussi importants. Ces évolutions se font avant tout au détriment dun produit : les fonds en euros de lassurance-vie, dont le taux moyen est tombé de 3,4% en 2010 et 3% en 2011 à 2,54% en 2014 selon le régulateur. Limmobilier, physique ou papier, perd aussi les faveurs des conseillers en gestion de patrimoine au fil des ans.
Ces conseillers suivent ainsi une tendance déjà en cours. En 2015, la majorité de la collecte nette de l'assurance-vie est réalisée grâce aux UC selon la fédération des assureurs : une tendance inédite. Et les assureurs, comme les banquiers, incitent eux aussi les particuliers à investir sur les supports en unités de compte.
Lire à ce propos larticle Assurance-vie : banques et assureurs engrangent grâce aux unités de compte
(1) Enquête Morningstar Patrimonia 2015 réalisée aux mois daoût et de septembre auprès dun panel de plus de 400 conseillers en investissements financiers (CIF), dont 92% de conseillers en gestion de patrimoine travaillant auprès de particuliers.
















