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Placements : assurance-vie et immobilier attirent plus le grand public que les actions

Immobilier en baisse
© gemphotography - Fotolia.com

Le grand public et les habituels boursicoteurs ont des points de vue totalement divergents sur l’attractivité et la rentabilité des actions, de l’immobilier et de l’assurance-vie selon un sondage OpinionWay pour Infopro–Actionnaria 2014. Plébiscitées par les investisseurs actifs, les actions ne jouissent pas de la même image auprès du grand public.

En 2012 et 2013, le CAC40 a respectivement gagné 15% et 18% de sa valeur. Deux années fastes comparées aux deux précédentes : -3% en 2010 et quasiment -17% en 2011. Potentiellement très rentable mais aussi très risqué, l’investissement boursier divise logiquement la population française.

En vue du salon Actionaria, OpinionWay a interrogé d’une part un échantillon représentatif des Français, d’autre part des « investisseurs actifs » (1). Ces boursicoteurs sont très majoritairement des hommes (91%), plutôt âgés (50% de plus de 65 ans), Parisiens à 72% et plutôt aisés (61% de revenus nets du foyer supérieurs à 42.000 euros).

Interrogés sur le placement qu’ils jugent le plus rentable, 34% des Français sondés répondent l’immobilier, 25% l’assurance-vie, 9% l’investissement boursier et 4% le Livret A. Les investisseurs actifs plébiscitent quant à eux les actions (52%), devant l’immobilier (22%), l’assurance-vie (18%) et le Livret A (1%). Les résultats sont sensiblement les mêmes lorsque ces deux catégories de personnes sont interrogées sur l’attractivité des placements. Seul changement notable : dans les deux cas, le rapport de force entre assurance-vie et immobilier s’inverse, ce dernier payant probablement son manque de souplesse.

Le PEA-PME n’a pas convaincu

Plus précisément, l’étude n’a pas sondé l’appétence des Français pour la bourse mais pour « l’investissement en entreprise », de façon plus générale. Parmi le grand public, environ un tiers des sondés seraient prêts à placer leur argent dans leur entreprise actuelle ou dans une entreprise qu’ils pourraient créer. Ils sont moins nombreux à être tentés par les sociétés cotées en bourse, qu’il s’agisse de PME (26%) ou d’entreprises du CAC40 (27%).

Les investisseurs actifs sont eux 89% à être intéressés par les sociétés du CAC40, 25% par les PME cotées en bourse. Ceci explique peut-être le peu d’attrait de ce public pour le Plan d’épargne en actions (PEA) dédié aux PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire). Seuls 19% d’entre eux ont souscrit à un PEA-PME en 2014 alors que ces boursicoteurs, probables détenteurs d’un PEA classique, sont le public ciblé par ce produit d’épargne opérationnel depuis mars dernier. Dans l’ensemble de la population, le taux de souscription au PEA-PME chute à 4%.

Peur du risque

Pourquoi la bourse rebute-t-elle les particuliers ? La « peur de perdre [son] argent » est citée par 56% des sondés (2), devant le manque de liquidités (32%) ou le manque de connaissances du domaine (32%). Lorsqu’on les interroge sur d’éventuels freins à l’investissement, les boursicoteurs citent eux à 47% le manque de « transparence sur l’utilisation qui est faite de [leur] argent ».

(1) Enquête réalisée par OpinionWay pour Infopro et Actionaria 2014 du 30 septembre au 3 octobre, d’une part auprès d’un échantillon représentatif de la population française (1.030 individus majeurs), d’autre part auprès d’investisseurs décideurs actifs (300 personnes sélectionnées parmi les inscrits à Actionaria 2014), c’est-à-dire des individus ayant réalisé au moins une opération sur un produit coté lors des douze derniers mois.

(2) Les personnes interrogées pouvaient livrer 3 réponses.

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© cbanque.com / BL / Octobre 2014

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