Quelles sont les unités de compte les plus sensibles aux soubresauts du marché ?
« Pour résumer, vous avez deux grandes familles dactifs : les actions et les obligations. En période normale, ces deux types dactifs suivent des évolutions divergentes. En revanche, en période de crise, elles chutent toutes les deux. Il faut donc avoir en complément une troisième famille, les fonds à formule ou flexibles, qui suivent a priori des évolutions alternatives aux deux premières. Vous constituez votre portefeuille sur cette base. En parallèle, vous pouvez ajouter de la diversification avec des produits de ''décorrélation'' (qui agissent a contrario des autres familles dactifs, NDLR) : des matières premières, des produits structurés, des fonds immobiliers, etc. »
Laspect moyen-long terme de lassurance-vie implique-t-il une stratégie particulière ?
« Pour des raisons fiscales, nous sommes sur un cycle théorique de 8 ans minimum. Le portefeuille dunités de compte doit être constitué et géré en conséquence : lassuré peut accuser une année une perte de 8%, tout en enchaînant les suivantes sur du +2%, puis du +5%, du +4%, etc., pour au final se retrouver sur un rendement significatif. Cette vision à long terme nempêche pas les utilisateurs de réaliser des arbitrages tactiques : pour un portefeuille dUC avec 50% actions et 50% obligations, si je pense que les actions vont continuer à monter, je passe à 60% dactions et 40% dobligations. Je ne vais en revanche surtout pas passer à 100% dactions, sinon je sors de mon profil de risque. »
Et si un pari sur un type dactifs savère être un flop ?
« En cas de pari raté sur le court terme, il ne faut pas sen détourner. Exemple : en 2008, si quelquun avait arbitré en se disant ''jai perdu 30% sur les actions, je vends'', il naurait pas bénéficié de la hausse suivante qui a fait quau final, la chute des actions a été compensée en 18 mois ! Il faut garder son sang froid. Après, sur un cycle de 8 ans, il est possible de changer de stratégie au bout de 5 ans par exemple : léchéance approchant, il faut peut-être passer sur un portefeuille moins risqué, moins sujet aux montagnes russes du marché. »
Retrouvez par ailleurs la première partie de linterview de Jean-Paul Raymond sur le choix entre les diverses unités de compte.
















