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Assurance-vie : l'UFC-Que Choisir juge les conseillers approximatifs

Assurances
© herreneck - Fotolia.com

L’UFC-Que Choisir a mené, dans son numéro de septembre 2012, une enquête sur les manières de commercialiser l’assurance vie dans différentes banques et assurances. L’association de consommateurs regrette un manque de transparence et d’exactitude de la part des professionnels sur ce placement. Le Crédit Mutuel est l’établissement le mieux noté de cette enquête, mais les organismes testés se tiennent tous dans un mouchoir de poche.

Avec une note de 14,4 sur 20, le Crédit Mutuel arrive donc en tête du classement des banquiers et assureurs visités par l’UFC-Que Choisir, talonné par BNP-Paribas et Allianz. Au total, treize enseignes ont été testées sur les conseils donnés lors de la souscription d’un contrat d’assurance vie et toutes affichent une note supérieure à 12,5 sur 20. Afin d’effectuer son classement, l’UFC-Que Choisir a particulièrement pris en compte la qualité de l’information sur la fiscalité, la nature du placement, les risques de perte en capital, les frais et la durée d’immobilisation. Pour mener son enquête, les bénévoles de l’association ont visité 1.199 agences à travers toute la France.

Des explications trop floues

Globalement, les banquiers et assureurs ont fait bonne impression aux « contrôleurs ». Dans 90% des cas, ils ont fourni des explications claires, « mais clair ne signifie pas exact et complet » précise l’UFC-Que Choisir. Toutes banques confondues, le « capital garanti » manque, par exemple, de transparence. Huit conseillers sur dix vont assurer au client potentiel que le capital est garanti pour les contrats mixtes (un fonds en euros et un fonds en unités de compte) alors que la sécurité concerne uniquement la partie en euros. Autre chiffre étonnant : un conseiller sur cinq n’explique pas la différence entre un contrat monosupport et un contrat multisupport. Les banquiers et assureurs jouent tout de même la prudence en proposant, dans 55% des cas, des fonds à 80% ou 90% en euros.

L’autre point noir révélé par cette enquête porte sur les frais de l’assurance vie. Un peu moins de la moitié des conseillers aborde le sujet des frais spontanément lors de l’entretien. Ils peuvent pourtant être de diverses natures (frais d’entrée, frais sur versement et frais de gestion) et rester opaques pour de nombreux souscripteurs. L’association note également un manque d’honnêteté de certains conseillers : au cours de l’enquête l’un d’eux est allé jusqu’à affirmer « qu’il n’y avait pas de frais sur versement et de frais de gestion, alors que le prospectus qui a été remis stipule le contraire » révèle l’enquête.

La fiscalité comme argument de vente

L’assurance vie est un placement qui bénéficie d’une fiscalité réduite et les chargés de clientèle des différentes enseignes en font un argument de vente. Les trois quarts d’entre eux recommandent spontanément au client d’immobiliser les fonds pendant un certain temps pour pouvoir bénéficier de la fiscalité dégressive. 14% d’entre eux le font après avoir été questionnés sur ce point.

En conclusion de l’enquête, l’UFC-Que Choisir estime que les banques et assurances doivent encore faire des efforts pour informer le plus justement possible les clients intéressés par l’assurance vie, souvent désignée comme le « placement préféré des Français ». L’association de consommateurs regrette, toutefois, que « quelle que soit l’enseigne, les commerciaux qui ont des objectifs trop ambitieux les atteignent en général au détriment du conseil ».

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© cbanque.com / Sabrina Levacher / Août 2012

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Commentaires
Publié le 29 août 2012 à 09h36 - #1LMDP
  • Paris

Il y a quelques années, mettant en place un projet informatique pour une grande enseigne de la banque-assurance, mon client avait souhaité que le système ne "trace" pas quel conseiller avait effectué la souscription du contrat. La raison : la majorité des conseillers chargés de vendre des contrats d'assurance-vie ne détenait pas les qualifications légales pour le faire.

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Publié le 30 août 2012 à 09h22 - #2scaggio

Cela ne m'étonne pas. Tout ce que je sais de source sûre c'est qu'il n'y a pas plus opaque qu'une banque ou une assurance, en France.

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