Dans son billet mensuel doctobre, le médiateur de lAutorité des marchés financiers (AMF) a sélectionné un litige lui permettant de faire uvre de pédagogie. Car, contrairement à lhabitude, le médiateur na pas eu à intervenir dans le litige en question, létablissement financier ayant respecté ses obligations. Le plaignant, détenteur dun PEA, navait pas compris les subtilités des droits préférentiels de souscription (DPS).
Il a ainsi été doublement surpris, à quelques jours dintervalle. « Fin novembre 2015, Monsieur R., actionnaire de la société Parrot, sest aperçu de lapparition, suite à une augmentation de capital de cette société, dune nouvelle ligne de valeurs intitulée Parrot DS sur son PEA, pour un montant denviron 4.000 euros », raconte Marielle Cohen-Branche, le médiateur de lAMF. « Peu de temps après, cette ligne a disparu de son compte, et son historique dopérations a indiqué ''Sortie de titres sans valeur''. » Mais là où « Monsieur R. » a cru à un « dysfonctionnement » lui causant « préjudice », le médiateur a estimé que létablissement financer nétait pas en tort.
Des droits de souscription temporaires
Il sagissait de droits préférentiels de souscription, privilège des actionnaires qui peuvent « souscrire en priorité aux nouvelles actions émises », à un prix avantageux, lors dune augmentation de capital, comme le rappelle le médiateur de lAMF. Pendant leur période de validité, les détenteurs de DPS peuvent « vendre leurs droits, ou choisir de les exercer, en totalité ou non ». Mais la valeur économique de ces DPS disparaît une fois que lopération est terminée.
Le plaignant avait-il les moyens de comprendre cet aller-retour dune ligne de 4.000 euros sur son PEA ? Oui, estime le médiateur de lAMF, car « Monsieur R. » avait été informé de laugmentation de capital et de la date limite pour exercer ces DPS par email « le 25 novembre 2015 », sur sa messagerie et sur son espace client en ligne. La médiatrice na donc pas pu donner raison à « Monsieur R. », et profite ainsi de son billet mensuel pour rappeler que « certains droits liés à des titres financiers peuvent disparaitre sils ne sont pas exercés dans le délai annoncé ».



















