Les « pennys stocks », c’est-à-dire les titres cotés à très faible valeur, doivent être maniés avec vigilance. Le médiateur de l’AMF détaille un cas litigieux sur son blog.

« Les investisseurs doivent garder à l’esprit que les penny stocks, qui paraissent attrayants du fait de leur faible valeur unitaire, présentent nécessairement des risques plus importants que les autres titres. » Voilà la leçon que tire le médiateur de l’Autorité des marchés financiers, Marielle Cohen-Branche, d’un dossier litigieux concernant ces titres dont la valeur se chiffre en centimes.

En l’occurrence, M. B. dispose d’environ 9 000 euros en espèces sur son compte-titres, en mars 2015. Il souhaite acheter 48 000 titres d’une société anglaise cotée 0,19 euro à la bourse de Stuttgart, ce qui représente un peu plus de 9 000 euros. Problème, juste après avoir passé son ordre, il se rend compte qu’il a été exécuté au cours de 0,34 euro, « pour un montant total de 16 627 euros, engendrant un solde négatif de son compte ».

« Penny stock » et ordre « au marché » : une association risquée

Le médiateur de l’AMF n’a toutefois pas pu donner raison à M. B. En effet, les penny stocks étant peu liquides, donc difficiles à acquérir, cet investisseur particulier a choisi de passer son ordre « au marché ». Certes, un ordre « au marché » permet de garantir l’exécution de l’opération, mais il « ne permet pas d’en maîtriser le prix » comme le souligne Marielle Cohen-Branche sur son blog. L’établissement concerné avait prévenu M. B. : « Il était ainsi précisé que l’ordre ''au marché'' est ''un ordre sans limite de prix (…) à utiliser avec discernement'', ''à n'utiliser que sur les valeurs liquides'' et qu’il ''ne permet pas de maîtriser le cours''. » Le médiateur n’avait donc « aucun reproche » à formuler au teneur de compte.

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Marielle Cohen-Branche s’appuie sur ce cas pour pointer le risque « encore plus élevé » lorsque l’on choisit de spéculer sur des penny stocks en optant pour un ordre « au marché ». Concernant des titres d’une si faible valeur, intrinsèquement très volatils, le médiateur de l’AMF conseille aux investisseurs de privilégier des ordres du type « à cours limité », par exemple.