L'assureur mutualiste Macif a annoncé mardi une légère hausse de son bénéfice net et de son chiffre d'affaires pour 2013, tirés par ses activités en santé et par son pôle épargne.

Le chiffre d'affaires de la Macif a progressé de 4%, à 5,7 milliards d'euros, en 2013 tandis que son bénéfice net a augmenté de 3%, à 128 millions d'euros. Par activité, l'assurance dommages est restée quasi-stable avec un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros, et la santé-prévoyance s'est envolée de 11%, à 652 millions d'euros.

« Nous avons fait une avancée significative dans la santé, avec un certain nombre de mutuelles qui sont venues s'adosser à la Macif », notamment celle des personnels d'Air France, a indiqué le directeur général Jean-Marc Raby lors d'une conférence de presse.

Collecte nette doublée en assurance-vie

En assurance-vie, la collecte nette (versement moins retraits) a doublé pour s'établir à 477 millions d'euros, avec près de 60.000 nouvelles souscriptions, pour 1,2 million de contrats au total. L’épargne gérée en assurance-vie s’établit à 18,7 milliards d’euros (+5,4%) selon le communiqué de la Macif. Concernant l'activité bancaire, à la fin 2013, le groupe revendique 51.800 « clients bancarisés », dont 40.000 détiennent un compte à vue.

L'assurance dommages, qui représente plus de la moitié de l'activité, a toutefois été pénalisée l'an dernier par d'importants événements climatiques et une sinistralité corporelle en hausse, a expliqué Jean-Marc Raby. Le groupe a également subi une charge de 40 millions d'euros liée au transfert de la revalorisation des rentes versées aux accidentés de la route, assumée auparavant par le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). La rentabilité technique en a subi les conséquences, et l'assureur a indiqué avoir pris un an de retard sur les objectifs de son plan stratégique à horizon 2015.

Le ratio combiné (coût d'indemnisation des sinistres et frais généraux rapportés aux primes perçues) est resté quasi inchangé sur un an, à 104,2%, le groupe visant l'équilibre (100%) d'ici à 2015. La Macif, qui souhaite atteindre un bénéfice net récurrent de 150 millions d'euros en normes françaises à horizon 2015, a également pris du retard sur ce terrain : le bénéfice 2013 calculé selon ces normes ressort à 80 millions d'euros, en baisse sur un an.

« Les frais généraux sont encore trop élevés, c'est un chantier sur le moyen terme sur lequel nous allons mettre l'accent en 2014 », a estimé Jean-Marc Raby.

Comparatif livrets d'épargne : 10 offres comparées, jusqu'à 2% de rendement

Départ de la Maif de Sferen : « on a anticipé »

« Après deux années où nous avons essuyé un certain nombre de revers, le groupe est en ordre de marche. Il va maintenant falloir réaliser ce que nous avons projeté », a commenté de son côté le président du groupe, Gérard Andreck, qui devrait céder sa place en juin à Alain Montarant.

Réagissant au possible départ de la Maif de Sferen, la société de groupe d'assurance mutuelle constituée avec la Matmut et la Macif, Gérard Andreck s'est dit « préparé ». « C'est un événement que l'on ne subit pas. On a anticipé un certain nombre de choses », a-t-il indiqué, « on le vit avec sérénité, ce n'est pas un traumatisme ».

Pour 2014, l'assureur prévoit de renforcer ses liens avec Matmut, dans l'assurance-vie notamment. A fin 2013, la Macif comptait 5,2 millions de clients (+0,9%).

Lire : Les résultats 2013 des principaux assureurs français