En mettant en libre accès sa base de 15 millions de données foncières, le ministère de l’Economie et des Finances permet aux internautes de se renseigner sur les ventes immobilières récentes, qu’elles aient eu lieu juste à côté de chez eux ou à l’autre bout de la France. Passage en revue des deux outils proposés par Bercy pour consulter ces données.

Vous voulez savoir combien s’est vendu l’appartement situé juste au-dessus du vôtre ou la maison d’à côté ? Vous profitez de l'été pour relancer votre projet d’achat et souhaitez savoir quels sont les prix de l’immobilier dans votre quartier préféré ? Pour cela, vous pouvez utiliser deux outils qui recensent les dernières transactions immobilières réalisées en France.

1 - Sur Patrim, des données très détaillées

Dès janvier 2014, l’administration fiscale a mis en place un outil, baptisé Patrim, permettant aux contribuables de consulter les prix des transactions immobilières. Mais cet outil était limité à l'origine à quelques usages purement fiscaux, comme la déclaration d’impôt de solidarité sur la fortune ou l’estimation des droits de succession ou donation. Il fallait donc indiquer un de ces motifs pour accéder à la plateforme et les visites étaient (et restent encore aujourd'hui) limitées à 50 par trimestre. En 2017, le motif « vente ou acquisition d’un logement » a été ajoutée, ce qui ouvre considérablement le nombre des personnes potentiellement concernées.

Concrètement, l’outil accessible depuis votre espace personnel sur le site impots.gouv.fr fonctionne via un moteur de recherche. Il suffit d’entrer une fourchette de superficie des logements recherchés, la période dans laquelle les ventes ont été réalisées, ainsi qu’une localisation. Vous pouvez ainsi indiquer une adresse précise et ensuite déterminer un rayon entre 50 mètres à 5 kilomètres autour de cette adresse.

Le principal avantage de Patrim : la richesse des informations fournies sur chaque bien recensé. Vous aurez ainsi l’année de construction, le matériau des murs et de la toiture, la situation locative, l’étage et/ou le nombre d’étages, la surface dite utile et en Carrez, ainsi que le prix rapporté à ces surfaces. Si vous n’aurez pas l’état précis dans lequel le logement se trouvait au moment où il a été vendu, vous aurez tout de même une bonne idée de ses caractéristiques. Dans le cadre d’une estimation de votre bien, vous pourrez donc avoir plus d’éléments de comparaison.

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2 - Un nouvel outil facile d’accès… mais moins riche en données

Depuis le 24 avril 2019, l’administration fiscale a mis cette gigantesque base de données de transactions immobilières à disposition de n’importe quel internaute sur un nouvel outil : la demande de valeur foncière (DVF). Contrairement à Patrim, cet outil d’open data ne limite pas le nombre de connexions.

La plateforme fonctionne ensuite sur le même modèle de géolocalisation, avec des données regroupées par zones cadastrales. En revanche, les données sur le bien vendu sont bien plus limitées que sur Patrim. L’internaute n’aura accès, au mieux, qu’au prix de vente, à la superficie (de l’habitation et éventuellement du jardin) ainsi qu’au nombre de pièces du bien. Et certaines transactions présentes sur la DVF possèdent encore moins de détails.

En résumé, si vous êtes juste curieux, la DVF peut faire l’affaire. Mais si vous souhaitez faire une recherche plus précise et complète, par exemple en vue de réaliser vous-même une transaction immobilière, il est préférable d’opter pour Patrim.

Une alternative

L'explorateur de ventes immobilières proposé par le site Meilleursagents.com, disponible en accès libre, n’offre guère plus de détails que l’outil DVF, à savoir le prix, le nombre de pièces et la superficie. Mais MeilleursAgents y ajoute son simulateur de prix actualisé, qui calcule combien le bien serait vendu avec les prix constatés récemment par le site.

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