OAT à 10 ans proche de 5 %, spread au-delà de 150 points

Bonjour,

En jargon technique cette procédure s'appelle la "transformation" c'est à dire l'utilisation de "capitaux courts" (***) en "emplois longs".

(***)
+ Marché monétaire (entre banques) - 1 an - sans garantie
+ Refinancement principal BCE - 7 jours - avec titres "agréés" (= souverains) en garantie
+ Refinancement marginal al BCE - 1 jour - avec titres "agréés" (= souverains) en garantie

Mais elle a des limites car emprunter à un an par exemple pour prêter sur vingt ans présente un risque de taux....à quel taux la banque devra-t'elle emprunter au terme de son refinancement sur un an ???

A noter d'ailleurs que, avant la création de l'euro et de la "zone euro" pour limiter les risques la Banque de France à l'époque, limitait à sept ans les crédits dits "sur ressources monétaires".

Par ailleurs le refinancement par des ressources à court terme reste marginal.
Les ressources des banques sont ;
+ Leurs collectes dépôts/épargne qui - même s'il y a des fluctuations de volumes - hors périodes de crises - assurent un matelas de ressources relativement stables.....ce ne sont jamais les mêmes euros qui sont dans la caisse....mais ils sont (presque) toujours là.
+ Capitaux propres....des minimums sont imposés réglementairement ( Réserves obligatoires = 1 des dépôts - accords Bâle III = 8% des crédits + "coussins supplémentaires")..........donc augmentations de capital si besoin
+ Emprunt obligataires si besoin.

A toutes fins utiles.

Cdt
 
En effet,

En 2019/2020, les banques ont proposés des crédits à un taux de 0.75% annuel fixe pour 25 ans. Je me demande comment elles refinancent les crédits qui n'ont pas été remboursé par anticipation.

Dans les autres pays, le taux de crédit est variable et change régulièrement pour justement permettre à la banque de limiter son risque de taux.
 
D-Jack a dit:
D'accord pour les pastels de Nata .... mais le Bacalau à toutes les sauces bof bof :censored:
Y'a pas que la morue dans la cuisine portugaise : empadao, carne de porco, ...
 
poam5356 a dit:
Parce qu'elles empruntent à CT à des taux qui sont à 2,43% pour l'Ester, ou encore à 3,26% sur 1 an, pour ensuite proposer des prêts aux particuliers et entreprises avec une marge, donc à des taux plus élevés.
C'est principalement sur le monétaire, donc l'Ester, qu'elles se refinancent.
Ok.
Donc les Etats (dont la France) se financent a un taux supérieur aux banques ?

Ezerian a dit:
En effet,

En 2019/2020, les banques ont proposés des crédits à un taux de 0.75% annuel fixe pour 25 ans. Je me demande comment elles refinancent les crédits qui n'ont pas été remboursé par anticipation.

Dans les autres pays, le taux de crédit est variable et change régulièrement pour justement permettre à la banque de limiter son risque de taux.
C'est pays dépendant.
La France propose très rarement des taux variables pour l'immo, d'autres pays ont une politique opposée ...
 
Ezerian a dit:
En 2019/2020, les banques ont proposés des crédits à un taux de 0.75% annuel fixe pour 25 ans. Je me demande comment elles refinancent les crédits qui n'ont pas été remboursé par anticipation.
Ce n'est pas un vrai problème; il faut relativiser.

En effet pour ne pas avoir à "s’enquiquiner" avec des montages multi lignes à échéances lissées (qui demandent le la compétence et des outils appropriés) les banques préfèrent désormais "enfumer" les emprunteurs avec des prêts avec de tels taux d'appels mais pour des montants plafonnés à quelques milliers d'euros avec des complémentaires de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Ce n'est pas un petit prêt de 10.000€ à 0,75% avec, à côté, un autre de 200.000€ au taux "normal" qui va mettre la banque en péril.

Mais si - à plan de financement identique par ailleurs - l'on compare le coût réel (Coût du Crédit Corrigé), dans la plupart des cas, la première technique est bien préférable à la seconde pour l'emprunteur .

Ezerian a dit:
Dans les autres pays, le taux de crédit est variable et change régulièrement pour justement permettre à la banque de limiter son risque de taux.
En France - pour les crédits aux particuliers - ce sont des crédits "à taux révisable" et non pas à "taux variable"; ce n'est pas la même chose.
A toutes fins utiles :
Prêts à taux variables …..mais encore ???
[lien réservé abonné]
Par ailleurs même si désormais l'offre est effectivement réduite elle n'a pas complètement disparu.
Et si les taux continuent de monter elle va probablement revenir d'actualité ?

Cdt
 
MDacier a dit:
Ok.
Donc les Etats (dont la France) se financent a un taux supérieur aux banques ?
Oui et non... Les banques empruntent selon différentes méthodes, voir le post de @Aristide à ce sujet un peu plus haut.
Les Etats aussi... Le dernier recours à l'emprunt pour la France vient d'avoir lieu.
La France a emprunté 12Mds€ à 10, 11, 12 et 22 ans (5,40 % pour cette dernière tranche portant sur 2Mds€).
Elle a aussi emprunté 6,7Mds€ à 13, 16, 26 et 52 semaines à des taux autour de 2,8 à 3,26% pour le 52 semaines..
 
Pour l’État français il y a aussi :
+ Des emprunts à court terme (BTF - Bons du Trésor à taux fixe) : de 3 à 12 mois)
+ En plus des emprunts Moyen et long terme (OAT - Obligations assimilables du Trésor) : généralement de 7 à 50 ans.

La durée moyenne de la dette française est d'environ 8,5 ans.
 
Aristide a dit:
Pour l’État français il y a aussi :
Oui, c'était le détail que j'ai donné : OAT pour la première ligne et BFT pour la seconde. Ceci pour le seul mois d'octobre.
 
moietmoi a dit:
Une aile politique et une partie de la population souhaite avoir une sécurité sociale étendue qui couvre la part des mutuelles comme en Alsace Moselle
Pour rappel, lorsque l'on bénéficie du Régime Local Alsace-Moselle, on est soumis à une cotisation salariale supplémentaire de 1,3%.
Et la mutuelle d'entreprise y est aussi obligataire.
 
poam5356 a dit:
Oui et non... Les banques empruntent selon différentes méthodes, voir le post de @Aristide à ce sujet un peu plus haut.
Les Etats aussi... Le dernier recours à l'emprunt pour la France vient d'avoir lieu.
La France a emprunté 12Mds€ à 10, 11, 12 et 22 ans (5,40 % pour cette dernière tranche portant sur 2Mds€).
Elle a aussi emprunté 6,7Mds€ à 13, 16, 26 et 52 semaines à des taux autour de 2,8 à 3,26% pour le 52 semaines..
OK.
Je n'y comprendrais donc jamais rien... :loufoque: :unsure:
 
poam5356 a dit:
Les banques empruntent selon différentes méthodes,
Supposons que l'OAT française à 10 ans rapporte 4 %.
Une banque ne peut pas prêter un crédit immobilier à 4 %, car elle doit couvrir plusieurs coûts.
ÉlémentTaux
Référence : OAT 10 ans4,0 %
Coût de refinancement de la banque+0,3 %
Prime de risque (risque de défaut de l'emprunteur)+0,5 %
Marge commerciale (frais, bénéfice, coûts d'exploitation)+0,7 %
Taux proposé au client5,5 %
Une banque se finance de plusieurs façons :
  • les dépôts de ses clients (comptes courants, livrets) ;
  • les marchés financiers ;
  • les émissions d'obligations bancaires ;
  • parfois auprès de la Banque centrale européenne.
Imaginons :
  • OAT 10 ans : 4,0 % ;
  • coût moyen réel de financement de la banque : 2,4 % (grâce aux dépôts de ses clients et à des financements obtenus auparavant à des taux plus faibles) ;
  • marge + coût du risque : 0,7 %.
Le taux du crédit sera alors :
2,4 % + 0,7 % = 3,1 %
Ce n'est donc pas l'OAT qui sert directement de base de calcul, mais le coût réel des ressources de la banque.
 
Bonjour,
Supposons que l'OAT française à 10 ans rapporte 4 %.

Une banque ne peut pas prêter un crédit immobilier à 4 %, car elle doit couvrir plusieurs coûts.
Élément Taux
Référence : OAT 10 ans 4,0 %
Coût de refinancement de la banque +0,3 %
???

Actuellement 2,65% sur 7 jours en refinancement principal et - le cas échéant - 2,90% sur un jour en refinancement marginal

Marché monétaire (zone euro)
Euribor 1 an (12 mois) : 3,19 %
Euribor 3 mois : 2,60 %
Euribor 6 mois : 2,99 %

Et la banque ne se "refinance" que si elle en a le besoin et ce refinancement ne sera de toutes façons que marginal pour - éventuellement - compléter son déficit de liquidités
Prime de risque (risque de défaut de l'emprunteur) +0,5 %
???
Marge commerciale (frais, bénéfice, coûts d'exploitation) +0,7 %
+ Coût de collecte
+ Coût de gestion
+ Coût du risque
+ Coût d'immobilisation des fonds propres
+ Impôts
Une banque se finance de plusieurs façons :

les dépôts de ses clients (comptes courants, livrets) ;
les marchés financiers ;
les émissions d'obligations bancaires ;
parfois auprès de la Banque centrale européenne.
Vous oubliez ses fonds propres

=> Quelles sont vos sources ?

Et, quoi qu'il en soit, la durée moyenne réellement constatée des prêts immobiliers étant d'environ 8,5 ans c'est bien le taux de l'OAT 10 ans que les banques prennent pour référence.

Cdt
 
Dernière modification:
Supposition ?
Dans l'affirmative une confirmation serait utile car dans un autre domaine, ce jour, j'ai interrogé 3 IA (comme d'hab); deux sont cohérentes mais la troisième est complètement contradictoire.
 
Aristide a dit:
Supposition ?
Du flair plutôt car des indices sont très présents et j'ai réussi à reproduire quasi le même message via ChatGPT justement. De plus des détecteurs IA semblent confirmer.
 
Jeune_padawan a dit:
Du flair plutôt car des indices sont très présents et j'ai réussi à reproduire quasi le même message via ChatGPT justement. De plus des détecteurs IA semblent confirmer.
Le vers est dans le fruit.
 
Bonsoir,
Lu dans « 60 millions de consommateurs »
«
comme l’a constaté Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer.com.
=> Parce que les banques empruntent une grande partie des montants des crédits immobiliers qu’elles accordent aux particuliers, principalement auprès de la Banque centrale européenne (BCE)."

=> Cette information me paraissant parfaitement inexacte j’ai interrogé GEMINI :
« Financements/Refinancements des banques

« J’avais cru comprendre que les crédits immobiliers à long terme des banques étaient d’abord financés par :
+ Leurs fonds propres «avec règle de capital minimum + réserves obligatoires sur volume dépôts + ratio Bâle III sur encours crédits)
+ Leurs emprunts obligataires
+ Le « matelas » relativement stable de leurs ressources collectées (dépôts + épargnes)
=> Qui ensemble, constituent un fonds de roulement de ressources à long terme pour financer ces emplois (les crédits immobiliers) également à long terme.
Puis, en cas de besoins du fait d’un accroissement des crédits accordés et/ou d’une insuffisance conjoncturelle de collecte (besoin en fond de roulement supérieur au fond de roulement => Déficit de liquidités) => recours marginal à d’autres ressources dites « monétaires » :
+ Marché monétaire = prêts des banques excédentaires au banques déficitaires demanderesses sur environ un an
+ Refinancement principal BCE sur sept jours
+ Refinancement (éventuel) marginal BCE sur un jour.
Mais je pensais que l’appel à ces ressources à court terme (voire très court terme) n’étaient que marginal la logique étant d’ailleurs que la bonne règle est de financer « des emplois longs par ressources longues » et que ces cas l’utilisation de « ressources courtes pour financer des emplois longs (= transformation » ne pouvait être que marginal.
Or j’ai lu dans « 60 millions de consommateurs » les propos d’un courtier qui affirme (sans démonstration) que c’est le contraire ???
=> Les « financements courts = refinancement monétaires» seraient la règle générale pour des emplois longs ; donc avec une prise de risques maximale sur les taux ?
=> Et ce sont « les ressources longues » qui seraient marginales ?
Quelle est la vérité ?
Auriez-vous des statistiques globales ? »
++++++++++++++++
Réponse GEMINI
Votre analyse est parfaitement exacte
: vous avez une vision rigoureuse de la réalité du bilan bancaire. Le propos rapporté par ce courtier est une confusion fréquente (et un raccourci technique erroné) entre le financement structurel d'un crédit et l'ajustement quotidien de la liquidité.
Les ressources à court terme (marché monétaire et BCE) restent marginales en volume pour financer le stock de crédits à long terme. La règle d'adossement des « ressources longues pour des emplois longs » demeure le pilier de la gestion actif-passif (ALM) des banques.
1. Pourquoi vous avez raison (La réalité macroéconomique)
Si un courtier constate que les taux des crédits immobiliers bougent au jour le jour en fonction des annonces de la BCE ou de l'Euribor, il en déduit à tort que les crédits sont directement « fabriqués » avec cette monnaie à court terme. C'est faux pour trois raisons réglementaires et structurelles :
· Le ratio de liquidité à long terme (NSFR - Bâle III) : Les accords de Bâle III imposent strictement le Net Stable Funding Ratio. Ce ratio exige que les emplois stables (comme les crédits immobiliers à 20 ans) soient adossés à au moins 100 % de ressources stables (dépôts à plus d'un ans, obligations, fonds propres). Une banque qui financerait ses crédits immobiliers à l'aveugle sur le marché monétaire à 7 jours violerait la loi et serait immédiatement sanctionnée par le régulateur (ACPR / Banque de France [lien réservé abonné]).
· Le risque de liquidité (Le "Bank Run") : Financer de l'immobilier uniquement avec du court terme exposerait la banque à un risque de faillite systémique si le marché monétaire venait à se gripper (comme lors de la crise de 2008).
· La transformation bancaire est encadrée : Les banques font de la transformation (utiliser des dépôts à vue, par nature de court terme mais statistiquement stables, pour faire du long terme), mais cette transformation est "pilotée" et ne repose pas sur les financements de marché à très court terme.
2. D'où vient la confusion du courtier ?
Le courtier confond le coût marginal et le financement global :
1. Pour fixer le prix d'un nouveau crédit aujourd'hui, la banque regarde combien lui coûterait l'argent si elle devait aller le chercher instantanément sur les marchés (le taux interbancaire ou les swaps, très liés aux taux de la BCE). Le taux court terme sert donc de référence de prix.
2. De plus, chaque nuit, les banques équilibrent leur trésorerie au centime près. Si une banque a accordé beaucoup de crédits immobiliers dans la journée, elle peut avoir un déficit temporaire de monnaie centrale qu'elle emprunte à 24h ou 7 jours. Mais ce n'est qu'un ajustement de marge (le "bâtiment" est financé par les dépôts et les obligations ; seule la "clé de voûte" quotidienne transite par le marché monétaire).
3. Statistiques globales (Structure du passif des banques françaises)
Pour clore le débat, examinons la structure moyenne du passif (les ressources) du secteur bancaire français et de la zone euro d'après les données de la Banque de France [lien réservé abonné] et de la BCE [lien réservé abonné] :

Catégorie de ressource​
Part estimée du passif total​
Horizon de stabilité​
Rôle dans le crédit immobilier​
Dépôts de la clientèle & Épargne (Comptes courants, livrets, livrets A, PEL)
50 % à 55 %

Élevé (Matelas stable et visqueux)

Socle principal de la distribution de crédit.

Emprunts obligataires & Titres (Obligations foncières, covered bonds)

20 % à 25 %

Très long terme (5 à 20 ans)

Adossement direct des crédits à taux fixe.

Fonds propres & Assimilés (Capital, réserves, provisions)

8 % à 10 %

Permanent

Couverture réglementaire des risques (Bâle III).

Refinancement Marché Monétaire & BCE (Interbancaire court terme, MRO)

5 % à 8 % (hors crises)

Très court terme (1j à 3 mois)

Ajustement marginal de trésorerie et de liquidité quotidienne.
En résumé
Les ressources longues et intermédiaires stables (Dépôts + Obligations + Fonds propres) représentent plus de 80 % des ressources des banques, tandis que le recours aux banques centrales et au marché interbancaire court terme est purement résiduel (souvent moins de 10 % du bilan global en régime de croisière). Votre intuition initiale était donc la bonne. »

=> Dès lors j’ai manifesté mon étonnement à « 60 millions de consommateurs" :

=> Il semble navrant qu’un magazine avec une telle notoriété répande de telles informations inexactes à ses lecteurs non avertis…..qui les croiront forcément ; désolé.

Cdt
 
Aristide a dit:
Réponse Gemini
Votre analyse est parfaitement exacte
@Aristide tu es une IH (intelligence humaine ) ..:cool:
 
Je savais très que les banque prennent pour référence le taux OAT 10 ans , je j’ai lu de multiples fois dans ce forum.
je regrette d’avoir posté la réponse indignité de ChAtGPT , vite démolie par Aristide , éblouissant dans ses commentaires .

C’était la première fois que j’utilisai l’IA pour m’exprimer sur ce forum

Avec mes excuses
 
Bonjour,

Si je puis me permettre ?

L'IA peut être très utile mais elle n'est pas forcément fiable.
En cas d'utilisation je vous suggère donc de procéder comme moi et ainsi que je lai expliqué antérieurement systématiquement, en interroger au moins deux. Moi j'en sollicite trois et, si elles ne sont pas d'accord je les relance en faisant des "copiers/collers" des arguments des autres jusqu'au consensus.

A toutes fins utiles.

Cdt
 
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