Aristide
Influenceur
Bonjour,
Non; les événements ne s'enchaînent pas dans ce sens.
Il faut d'abord rappeler que les obligations - dont les OAT - portent sur le long terme ce qui n'est pas le cas des CAT/DAT.
Pour les produits dits monétaires dont ces derniers font partie ce sont les taux directeurs décidés par la BCE qui donnent l'orientation.
Cet Organisme ayant pour mission de contrôler l'évolution de l'inflation dans une limite de 2% l'an c'est dans l'éventualité d'une poussée inflationniste jugée excessive par rapport à cet objectif qu'il pourrait décider d'une augmentation de ses taux directeurs.
Dès lors les investisseurs sur les marchés de capitaux à long terme qui souhaitent, à juste titre, conserver un taux de rémunération "déflatés" (c'est à dire, à minima, constant en termes de pouvoir d'achat) n'accepterons d'y souscrire que si les taux proposés y sont suffisamment adaptés à leur gout.
=> L'éventuelle augmentation des taux des OAT est donc une conséquence de l'évolution des taux de l'inflation/taux BCE et non pas une cause.
Maintenant reste à savoir si les évènements géopolitiques actuels (accroissement coût énergie, matières premières, transports....) vont entrainer une dérive inflationniste et une action, à la hausse, de la BCE sur les taux directeurs.
C'est dans cette éventualité que les taux de rémunération des capitaux à court terme (dont CAT/DAT) pourraient évoluer dans le même sens.
Mais, même si l'inflation progresse, il n'est pas dit que la BCE augmentera ses taux directeurs;
En effet il faut bien comprendre que l'augmentation des prix (= inflation) résulte d'un déséquilibre entre l'offre et la demande.
Si ce déséquilibre provient d'un excès de demande un accroissement des taux BCE peut s'avérer efficace pour en réduire l'importance.
Mais, dans l'actuelle conjoncture, il ne s'agit pas d'une demande trop importante mais une forte réduction de l'offre; principalement pétrole et gaz.
Or, ce n'est pas une augmentation des taux BCE qui incitera/permettra de rétablir un approvisionnement normal des hydrocarbures.
Cdt
Snooopy a dit:La hausse en cours de l’OAT 10 ans , peut elle faire évoluer les taux des CAT prochainement ?
Non; les événements ne s'enchaînent pas dans ce sens.
Il faut d'abord rappeler que les obligations - dont les OAT - portent sur le long terme ce qui n'est pas le cas des CAT/DAT.
Pour les produits dits monétaires dont ces derniers font partie ce sont les taux directeurs décidés par la BCE qui donnent l'orientation.
Cet Organisme ayant pour mission de contrôler l'évolution de l'inflation dans une limite de 2% l'an c'est dans l'éventualité d'une poussée inflationniste jugée excessive par rapport à cet objectif qu'il pourrait décider d'une augmentation de ses taux directeurs.
Dès lors les investisseurs sur les marchés de capitaux à long terme qui souhaitent, à juste titre, conserver un taux de rémunération "déflatés" (c'est à dire, à minima, constant en termes de pouvoir d'achat) n'accepterons d'y souscrire que si les taux proposés y sont suffisamment adaptés à leur gout.
=> L'éventuelle augmentation des taux des OAT est donc une conséquence de l'évolution des taux de l'inflation/taux BCE et non pas une cause.
Maintenant reste à savoir si les évènements géopolitiques actuels (accroissement coût énergie, matières premières, transports....) vont entrainer une dérive inflationniste et une action, à la hausse, de la BCE sur les taux directeurs.
C'est dans cette éventualité que les taux de rémunération des capitaux à court terme (dont CAT/DAT) pourraient évoluer dans le même sens.
Mais, même si l'inflation progresse, il n'est pas dit que la BCE augmentera ses taux directeurs;
En effet il faut bien comprendre que l'augmentation des prix (= inflation) résulte d'un déséquilibre entre l'offre et la demande.
Si ce déséquilibre provient d'un excès de demande un accroissement des taux BCE peut s'avérer efficace pour en réduire l'importance.
Mais, dans l'actuelle conjoncture, il ne s'agit pas d'une demande trop importante mais une forte réduction de l'offre; principalement pétrole et gaz.
Or, ce n'est pas une augmentation des taux BCE qui incitera/permettra de rétablir un approvisionnement normal des hydrocarbures.
Cdt
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