L'association de défense des consommateurs CLCV a demandé à la Commission de régulation de l'énergie (CRE), de revoir son calcul du tarif réglementé de vente (TRV) pour l'année 2022. Elle estime qu'il a été surestimé d'environ 10%.

L'association de consommateurs CLCV réclame à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) de revoir son calcul du tarif réglementé de vente de l'électricité (TRV) pour 2022. « Nous demandons un rattrapage tarifaire à la baisse sur le TRV, en raison des manipulations de certains fournisseurs qui ont volontairement abusé du mécanisme d'accès à l'électricité nucléaire », a expliqué François Carlier, le délégué général de l'association CLCV, à Capital. Il se dit même prêt à aller devant le juge administratif pour obtenir cette baisse des prix.

Mais d'où viennent ces manipulations ? Chaque année, EDF est obligé de vendre une partie de sa production à prix réduit aux fournisseurs d'électricité alternatifs. Ce volume de la production dépend des besoins du fournisseur et donc du portefeuille clients. Or, selon la CLCV, ces fournisseurs auraient menti en exagérant leurs besoins.

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Une hausse des prix moins importante qu'annoncée ?

« D'après les données de marché dont nous disposons, nous pensons que ces demandes ont été surestimées de 15 à 20 TWh. Cela signifie que le coût de l'écrêtement calculé par la CRE, et appliqué au TRV, a été surestimé. Ce qui a conduit à une majoration illégitime du tarif réglementé », a expliqué François Carlier. Une majoration qu'il estime entre 7 et 10%.

Mais qu'est-ce que cela changerait pour nos factures en 2023 ? Après un plafonnement à 4% de hausse des prix de l'électricité en 2022, ils vont augmenter de 15% au 1er février 2023. Soit une hausse moyenne de la facture mensuelle de 20 euros par mois pour ceux qui se chauffent à l'électricité.

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La hausse annoncée pour 2023 pourrait donc être ramenée à 5% ou 8%, selon la CLCV. Dans le courrier envoyé à la Commission, elle demande donc « le rattrapage à la baisse en février 2023 ». L'association propose d'ailleurs que ce rattrapage se fasse en deux temps : un acompte en février et le solde du rattrapage en juillet « après les résultats des contrôles ».

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« Et si la CRE s'oppose au rattrapage, nous irons devant le tribunal administratif », a ajouté le délégué général de l'association.