Les critères d'accession à la propriété se sont durcis. Les célibataires sont davantage pénalisés que les couples. Ils obtiennent moins facilement de prêts qu'il y a trois ans, selon une étude.

Les conditions d'accès au crédit ne sont pas les mêmes selon les profils. Actuellement, les célibataires ont plus de difficultés à emprunter pour acheter un bien qu'auparavant, selon une étude de l'Observatoire Primo Solo SeLoger/Empruntis relayée par RTL, et diffusée ce mercredi soir. En 2019, 5 emprunteurs vivant seuls sur 10 parvenaient à obtenir les faveurs d'une banque contre 4 sur 10 actuellement. Les célibataires sont pénalisés par des critères devenus plus restrictifs. Et les banques scrutent davantage les dossiers.

Premier désavantage, les célibataires gagnent, en général, forcément moins que les couples. En moyenne, ils perçoivent 3 873 euros brut par mois contre 5 264 euros pour les couples du même âge. Ils empruntent moins d'argent à la banque : 185 223 euros contre 253 137 euros pour un couple. Mais la banque va leur demander un apport plus conséquent. Le célibataire devra apporter plus de 60 000 euros en moyenne. De plus, un quart d'entre aura à financer des travaux à hauteur de 46 000 euros, pointe l'étude.

Crédit immobilier : des apports de plus en plus conséquents

« La crise sanitaire impacte également plus fortement les primo-solos que les primo achetant en couple : un seul revenu est toujours moins rassurant que deux... Leur part dans les emprunteurs primo a d'ailleurs baissé de 7 points par rapport à 2019 (47% des primo-accédants en 2019). Pourtant des solutions existent ! Ils ont d'ailleurs le bon réflexe : l'estimation de la capacité d'emprunt en amont du projet pour mettre tous les atouts dans leurs manches, y compris les prêts aidés, dont le PTZ constitue le principal levier. Un bon conseil pour tous ceux qui veulent se lancer : préparer son projet en amont ! », indique Cécile Roquelaure, directrice des Études d'Empruntis.

Immobilier
Observatoire « Mon 1er achat SeLoger & Empruntis »

Aidés par leurs proches

Malgré tout, un quart des célibataires doivent trouver une solution et faire appel à des proches. Un chiffre au-delà de la moyenne des Français. Concernant leur achat, ces emprunteurs se concentrent à 78% sur des bien anciens. 22% des célibataires optent pour du neuf voire font construire. Une majorité des acheteurs s'installe dans un appartement.

Un tiers des célibataires va faire le choix d'acheter dans des villes moyennes, plus accessibles financièrement, mais reste à proximité de leur travail. D'une manière générale, ils sont amenés à vivre en banlieue des grandes villes de France que sont Paris, Marseille, Toulouse, Lyon ou encore Nantes.

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Autre enseignement de cette étude, les célibataires ont une vision très patrimoniale de l'immobilier qui constitue le premier déclencheur : 28% des primo solos déclenchent leur projet pour effectuer un placement contre 13% pour les achats à 2. « La crise a d'ailleurs amplifié le sentiment d'opportunité sur le marché de l'immobilier : 61% des primo solos affirment avoir plus tendance à considérer l'immobilier comme une valeur sûre en matière de placement depuis la crise du coronavirus », explique l'étude.

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