Les banques n’acceptent plus les prêts immobiliers sur des durées supérieures à 25 ans ? Certes ! En revanche, jamais elles n’ont accepté autant de remboursements s’étalant sur plus de 20 ans.

Un niveau « sans précédent jusqu’alors » ! Le baromètre de l’observatoire Crédit Logement/CSA portant sur les crédits signés en novembre confirme un constat déjà dressé en octobre : les durées d’emprunt sont reparties – très nettement - à la hausse dans la foulée de la crise sanitaire. Selon cet observatoire faisant office de référence dans le secteur, la durée moyenne des prêts immobiliers se situe à 233 mois en novembre, après avoir culminé à 235 mois en octobre 2020, soit le « niveau le plus élevé jamais constaté ».

Cette moyenne, de 233 mois, qui équivaut à 19 ans et 5 mois, cache en outre une pratique bien plus favorable aux durées longues : le calcul intègre notamment des crédits travaux ou autres investissements locatifs, sur des durées moins longues. Ainsi, la durée moyenne pour l’achat d’une résidence principale dans le neuf est de 252 mois (21 ans), et de 247 mois (20 ans et 7 mois) pour une acquisition dans l’ancien. Face à la crise, les Français empruntent donc sur des durées plus longues afin de limiter les mensualités, et pour faire face à des prix qui n’ont toujours pas baissé.

L’observatoire livre une statistique bien plus éloquente sur les pratiques d’octroi de crédit immobilier dans les banques : 51,1% des prêts accordés en novembre engagent les emprunteurs sur des durées de remboursement supérieures à 20 ans. Le crédit d’une durée de 20 ans (240 mois comme cela apparaît souvent sur l’offre de prêt), longtemps la norme, n’est plus majoritaire.

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Plus de 25 ans ? Une exception désormais

Dans le détail, pour l’achat d’une résidence principale, plus de la moitié (50,5%) des crédits prévoient une durée de remboursement comprise entre 241 mois (soit 20 ans et 1 mois) et 300 mois (25 ans). En revanche, les crédits de plus de 25 ans sont redevenus marginaux, puisqu’ils ne représentent que 0,6%. Tout en acceptant de prêter sur des durées plus longues... les banques respectent donc toujours les préconisations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui les enjoint depuis la fin 2019 à limiter au maximum les dossiers dépassant les durées de 25 ans ou le taux d’endettement de 33%.

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