Chaque année, de nombreux accidents de la route sont provoqués par des animaux. Et les dégâts matériels et corporels sont parfois conséquents. De plusieurs dizaines de kilos pour un chien ou un chevreuil à plus de cent kilos pour un sanglier, une telle collision est rarement sans conséquence. Tout automobiliste peut être confronté un jour à cette situation. Alors, êtes-vous bien protégé par votre assurance auto ? Les démarches à effectuer sont-elles identiques pour un animal domestique ou un animal sauvage ? Explications.
Accident de la route avec un animal domestique
Un animal domestique, généralement un chien ou un chat, peut être impliqué dans un accident de la circulation. Si le véhicule est endommagé lors de cette collision, il est nécessaire de suivre une certaine procédure. Par définition, un animal domestique dispose dun propriétaire. Ce dernier, quil soit présent ou non au moment de laccident, est responsable de son animal. Ceci est inscrit dans larticle 1385 du Code civil : « le propriétaire d'un animal, ou celui qui s'en sert, pendant qu'il est à son usage, est responsable du dommage que l'animal a causé, soit que l'animal fût sous sa garde, soit qu'il fût égaré ou échappé ». Laccident est survenu sur la voie publique ? Deux situations doivent être distinguées.
Dans le cas où lanimal était en laisse et maîtrisé par le propriétaire, lautomobiliste est alors en tort. Il devra donc faire fonctionner son assurance auto.
En revanche, si lanimal était seul, pas attaché ou pas sous le contrôle de son maître, son propriétaire est responsable. Soit vous parvenez à identifier le propriétaire : il devra alors faire fonctionner son assurance responsabilité civile (incluse dans un contrat dassurance habitation). En l'absence d'identification, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) prendra en charge le règlement des dégâts coporels occasionnés. Ce fonds est alimenté par les compagnies dassurances et prend en charge les victimes daccidents de la circulation quand lassurance ou lidentification du responsable fait défaut.
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Accident sur une propriété privée
En principe, un conducteur sera considéré comme responsable de laccident. En effet, un animal peut être en liberté dans une propriété privée, contrairement à la voie publique.
Collision avec un animal sauvage
Sanglier, chevreuil, blaireau vous avez heurté un animal sauvage ? Afin dêtre indemnisé pour les dégâts subits, lassociation de consommateurs UFC-Que Choisir précise les bons réflexes à adopter : « Tout d'abord, il convient de prévenir la gendarmerie ou la police nationale, puis de contacter votre assureur et de rassembler un maximum de preuves. Dans la mesure du possible, l'animal à l'origine de la collision doit toujours être identifié. »
Si vous avez souscrit une assurance tous risques, les dommages seront pris en charge par votre assurance. Il retiendra juste l'éventuelle franchise prévue à votre contrat. En revanche, en cas d'assurance au tiers, c'est le FGAO qui prendra le relais. Cependant, cette couverture ne concerne que les dommages corporels. Les dégâts matériels ne sont alors pas couverts et sont à la charge de lautomobiliste.
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Mon assureur va-t-il mappliquer un malus ?
« Si la collision avec lanimal sauvage présente les caractéristiques de la force majeure, c'est-à-dire si elle est irrésistible, imprévisible et extérieure, aucun malus ne pourra vous être opposé par votre assureur », précise le site service-public.fr.
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