Se faire flasher par un radar peut désormais entraîner un contrôle de l'assurance auto. La Sécurité routière a annoncé que « la vérification de l'assurance est désormais réalisée sur les véhicules flashés en excès de vitesse d'au moins 50 km/h, comportement le plus dangereux, susceptible de causer de lourds dommages en cas d'accident ».

Concrètement, dans cette situation, « en parallèle, le Fichier des véhicules assurés (FVA) sera systématiquement consulté après un délai d'au moins 3 jours après la date et l'heure de l'infraction (...). Le procès-verbal sera adressé au parquet du tribunal judiciaire du ressort du titulaire du certificat d'immatriculation, qui statuera sur les suites à donner à chacune des deux infractions, l'excès de vitesse ainsi que le défaut d'assurance (...) ».

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Ce type de contrôle était annoncé depuis longtemps. Dans sa mesure 33, le Comité interministériel de sécurité routière du 17 juillet 2023 indiquait déjà que le contrôle de l'assurance des véhicules sera largement renforcé par la consultation du Fichier des véhicules assurés en le croisant avec les véhicules flashés en excès de vitesse par les radars automatiques.

Par ailleurs, « le contrôle automatisé de la non assurance figure dans la liste des infractions constatables par les radars automatiques à l'article R. 130-11 du Code de la route ».

Plus de 500 000 conducteurs non assurés

En 2024, 216 personnes ont trouvé la mort dans un accident routier impliquant un véhicule non assuré, selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), qui estime que 515 000 personnes rouleraient sans assurance.

« La conduite sans assurance est une infraction grave, qui met directement en danger la vie d'autrui et fait peser le coût de l'irresponsabilité sur toute la collectivité. Renforcer son contrôle, notamment via les dispositifs automatisés, et lors de comportements à risque, tels que les grands excès de vitesse, est une priorité absolue pour la sécurité routière, parce qu'elle permet de prévenir les drames et de protéger la vie », indique Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur.

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