Mutuelle santé : « ce n'est plus possible »... Ces ménages modestes asphyxiés par la flambée des tarifs
Des Français aux revenus modestes racontent à l'AFP comment les complémentaires santé, dont les tarifs ont explosé ces dernières années, grèvent leur budget et les contraignent à jongler entre « renoncement aux soins » et autres « sacrifices ».
Le gel des prix des mutuelles, prévu en 2026 par la loi, n'est pas appliqué pour l'instant. A l'entrée d'un supermarché discount de Nogent-sur-Oise (Oise), Murielle Prenant, « jeune retraitée » de 62 ans, accuse le coup. « Les cotisations des mutuelles augmentent chaque année, mais jusqu'ici mon employeur réglait 50% (comme pour tous les salariés, ndlr). Du jour au lendemain, j'ai dû payer seule : 129 euros mensuels, alors que je touche l'équivalent du Smic », soupire-t-elle.
« Tout augmente... Finalement, je ne sors plus ». Si elle a dû raccourcir ses vacances de « quinze jours » à « dix », la sexagénaire se « soigne encore », mais craint de devoir un jour « retirer des options » dont elle a « absolument besoin ».