L'essentiel

  • La loi de financement de la Sécurité sociale interdit l'augmentation des cotisations de complémentaire santé en 2026 par rapport à 2025.
  • Les organismes proposant ces contrats contestent la mesure et appliquent des augmentations.
  • L'UFC Que Choisir propose un modèle de lettre pour contester les hausses de primes et lance un appel à témoignages.

Le tarif de votre complémentaire santé a encore grimpé en 2026 ? Vous allez (peut-être) pouvoir obtenir un remboursement. Dans un article, la loi de financement de la Sécurité sociale dispose en effet que « pour l'année 2026, le montant de ces cotisations ne peut être augmenté par rapport à celui applicable pour l'année 2025 ».

Les hausses des primes, reçues par de nombreux assurés, peuvent donc être contestées. Pour aider dans cette démarche, l'UFC Que Choisir a publié un courrier type rédigé par son département d'Information Juridique.

« De nombreux organismes appliquent des hausses en invoquant des prétextes infondés pour ne pas modifier leurs échéanciers »

Objectif : « adresser un message clair et massif aux assureurs », alors que l'UFC Que Choisir constate que « de nombreux organismes appliquent des hausses en invoquant des prétextes infondés pour ne pas modifier leurs échéanciers ».

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Appel à témoignage

Il suffit donc de remplir la lettre avant de l'adresser à sa complémentaire santé. « Pas d'inquiétude, l'organisme ne peut résilier le contrat que si vous arrêtez de payer vos cotisations. Le seul prétexte que vous revendiquez une stagnation du prix pour l'année ne suffira pas », rassure l'association qui lance aussi un appel à témoignages pour affiner sa « connaissance du comportement des complémentaires santé, et agir au plus près des intérêts des consommateurs ».

L'obtention du remboursement est cependant loin d'être garantie dans l'immédiat. De nombreux organismes proposant des complémentaires santé ont annoncé leur intention de ne pas respecter cette mesure, qui, selon eux, est inconstitutionnelle et adoptée trop tardivement. Ils entendent déposer un recours, à travers une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui, si elle est validée, pourrait la remettre en question le gel des tarifs. La procédure prendra plusieurs mois. Affaire à suivre, donc.

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