Faut-il se méfier des contrats obsèques ? Dans une étude, l'UFC Que Choisir et l'Unaf alertent sur les dérives de cette assurance. Les associations de défense des consommateurs y ont recueilli de nombreux témoignages de familles confrontées à de grosses difficultés.
Des cotisations bien plus élevées que le capital garanti
De nombreuses familles ou assurés évoquent le montant important des cotisations par rapport du capital garanti, c'est-à-dire la somme qui sera versée par l'assureur au moment du décès. Une situation fréquemment rencontrée lorsque le contrat prévoit des cotisations viagères. En d'autres termes, l'assuré verse des cotisations à vie.
« Le cumul des cotisations atteint aujourd'hui 7 000 euros, pour un capital garanti de 3 000 euros »
Quelques exemples :
- Un couple qui a souscrit en 2012 un contrat d'assurance obsèques à cotisation viagère, dont « le cumul des cotisations atteint aujourd'hui 7 000 euros, pour un capital garanti de 3 000 euros (soit 2,33 x le capital) ».
- Une femme qui découvre que son père versait, depuis plus de 23 ans, une cotisation viagère de 69,79 euros par mois pour financer un contrat obsèques. Soit plus de 19 500 euros de cotisations, pour un capital servi aux héritiers de 7 733 euros. « L'écart, de l'ordre de 11 800 euros, alimente un fort sentiment d'injustice », indiquent l'étude.
- Une femme qui souscrit en 2003 à une assurance décès à cotisation viagère de 40 euros par mois pour un capital de 6 522,21 euros. « À la date de son courrier, elle a déjà versé 8 120 euros (...) et projette, compte tenu de son espérance de vie, environ 4 800 euros supplémentaires d'ici dix ans. L'excédent total s'élèverait alors à près de 6 400 euros. »
© MoneyVox / MS / Octobre 2025




















