A quelle sauce les clients et les salariés dAviva France vont-ils être mangés ? La question reste entière alors que les discussions se poursuivent avec Aéma, groupe né début 2021 du rapprochement entre les assureurs mutualistes Macif et Aésio. En effet, si début janvier plusieurs assureurs étaient en lice - Generali, Eurazeo ou encore le tandem Athora-Allianz étaient évoqués - cest le groupe Aéma qui a annoncé le 23 février dernier être entré en négociations exclusives avec lassureur britannique Aviva afin de lui racheter sa branche française pour 3,2 milliards deuros.
Daprès le cabinet spécialisé Facts & Figures, ce rapprochement va aboutir à créer le groupe numéro 2 en France en santé individuelle et le 4ème acteur en assurance dommages des particuliers. Aéma et Aviva France compteraient ensemble plus de 11 millions de clients, dont 5,5 millions de sociétaires pour la Macif, et 3,1 millions d'assurés pour Aviva France.
Un nouveau patronyme pour Aviva
Sil est trop tôt pour dévoiler précisément les répercussions pratiques de ce rapprochement encore à finaliser, Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif, a esquissé quelques pistes ce 25 mars à loccasion de la présentation du plan stratégique 2021-2023 de lassureur mutualiste. Capitalistiquement, tout dabord, Aviva France sera filiale de la Société dassurance mutuelle Macif intégrée au groupe Aéma.
« Aviva France conservera son autonomie daction et de marque », a aussi martelé Jean-Philippe Dogneton, ce, bien quil y ait des cibles communes avec la Macif. « Aviva France a son écosystème au niveau des professionnels sur des champs qui lui sont propres. La Macif, elle, a été construite autour des commerçants et industriels de France et a conclu un accord avec Inter Mutuelles Entreprises qui demeurera. Aviva aura son propre parcours autour des professionnels. Le tout fera que lon aura un positionnement plus fort sur ce segment », a détaillé le directeur général de la Macif.
En revanche, Aviva France, filiale actuelle de lassureur britannique éponyme, risque de perdre son nom, comme la souligné Jean-Philippe Dogneton ce 25 mars. « La question est maintenant de savoir si ce sera la marque Aviva ou pas. Cest un nom demprunt que lon ne pourra pas nécessairement reprendre, mais il y aura bien une marque propre », a-t-il expliqué.


















