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Epargne : 5 raisons d'ouvrir une assurance vie

Une tirelire et un contrat
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Ringardisée par le nouveau Plan d’épargne retraite ? Tuée par la chute de la rémunération des fonds euros ? L’assurance vie a peut-être un genou à terre. Mais ce « couteau suisse » de l’épargne est loin d’avoir déposé les armes. La preuve par 5.

1 788 milliards d’euros : c’est ce que les Français, à fin 2019, ont mis de côté sur leurs assurances vie… Soit 4 fois plus que les encours du Livret A et du LDDS cumulés. S’il est vrai que le fonds euros des assurances vie - ce support star qui protège l’épargne des soubresauts des marchés financiers – rapporte de moins en moins, la plupart des raisons de ce succès restent inchangées. En voici 5.

1 - Le « couteau suisse » de l’épargne

Que vous ayez 1 000 euros à y consacrer ou un patrimoine financier dépassant le million d’euros, l’assurance vie s’adapte à la plupart des épargnants et des objectifs. Vous souhaitez l’utiliser pour abriter votre épargne de précaution ? C’est possible en optant pour un contrat monosupport investi à 100% en fonds euros. Vous souhaitez, au contraire, doper votre patrimoine en vous initiant ainsi aux marchés financiers ? C’est là encore possible en misant sur des fonds actions ou diversifiés, voire en logeant directement des titres vifs (actions et obligations) dans votre assurance vie comme le permettent certains contrats. Votre truc, c’est plutôt la pierre-papier ? Pas de problème ! Les fonds immobiliers font partie des best-sellers des unités de compte. Certaines sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont même éligibles à l’assurance vie. Et, dans ce cas, les gains échappent à la fiscalité des revenus fonciers pour adopter le régime fiscal plus avantageux de l’assurance vie (voir plus bas).

Pour aller plus loin : Investir en SCPI : en direct ou via l'assurance vie ?

2 - Un produit à ouvrir en prévision d’un projet immobilier

Souple, l’assurance vie peut, de fait, tout à fait servir à préparer vos projets, comme le financement des études de vos enfants, la préparation de vos vieux jours ou encore l’achat de votre résidence principale. La diversité des supports accessibles vous permet en effet de moduler le risque pris en fonction de votre horizon de placement. Ainsi, si vous disposez de plusieurs années devant vous, vous pouvez acheter quelques parts de fonds boursiers (en adéquation bien sûr avec votre tolérance vis-à-vis des placements risqués). Puis, à l’approche du moment envisagé pour récupérer votre épargne, il est possible de rappatrier votre capital sur le fonds euros pour le sécuriser.

Si votre horizon d’investissement n’est pas clair – vous ne savez pas si vous aurez besoin de votre épargne dans 2, 5 ou 15 ans - il est intéressant de vous orienter vers des produits dans lesquels vous pouvez puiser au besoin. C’est le cas de l’assurance vie qui, contrairement à la croyance très répandue, n’est pas bloquée durant 8 ans. Vous pouvez faire des retraits sans entraîner sa clôture. En comparaison, cette faculté est plus limitée avec le nouveau Plan d’épargne retraite (PER), qui rend possible les déblocages anticipés mais seulement à l’occasion de certains événements (acquisition de la résidence principale, décès du conjoint, chômage…). A noter toutefois que dans l’assurance vie il y a bien une période charnière : ce n’est qu’au bout de 8 ans que vous pouvez profiter pleinement de son régime fiscal adouci.

Projets de couple y compris !

L’assurance vie se prête aussi bien aux projets solos qu'à deux. Certains assureurs proposent en effet la souscription jointe, avec deux co-titulaires. Mais, même si ce n’est pas le cas, la clause bénéficiaire permet d’associer votre conjoint à votre contrat individuel. En couple, « ce que l’on conseille ce sont plutôt les placements nominatifs mais croisés. Exemple ouvrir un contrat d’assurance vie à monsieur bénéficiaire madame et un contrat d’assurance vie à madame bénéficiaire monsieur », expliquait d’ailleurs récemment à MoneyVox Frédérique Sisco, responsable du marketing épargne pour les particuliers chez LCL.

3 - Une fiscalité avantageuse

Nous y voilà enfin : la fiscalité. C’est historiquement l’un des premiers arguments invoqués par les conseillers financiers pour vous convaincre d’ouvrir une assurance vie. Ces derniers ont eu très peur il y a quelques années, lorsque la réforme de la fiscalité des revenus, qui a abouti à la « flat tax » en 2018 - un taux global de 30% pour la plupart des produits financiers -, était dans les tuyaux. Mais, finalement, le régime fiscal de l’assurance vie a été pour l’essentiel préservé. Pour les rachats de contrat après 8 ans, les abattements annuels de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple soumis à une imposition commune sont toujours d’actualité. Au-delà de ces montants, le taux de prélèvement au titre de l'impôt sur le revenu est de 7,5% (hors exception, notamment pour les gros contrats de plus de 150 000 euros cumulés), auquel il faut ajouter 17,2% de prélèvements sociaux, soit un taux global de 24,7%.

Soulignons toutefois que, depuis 2019, le Plan d’épargne en actions (PEA) bénéficie d’une fiscalité sur les gains plus douce. Mais il ne dispose pas de l’aspect « couteau suisse » de l’assurance vie.

Lire aussi : Faut-il désormais privilégier le PEA à l'assurance vie ?

4 - Un placement judicieux pour transmettre votre patrimoine

Surtout, le PEA n’offre pas le régime successoral de l’assurance vie. N'en déplaise aux auteurs d'un récent rapport remis à la ministre de la Justice, le patrimoine accumulé sur l'assurance vie n'entre pas dans le calcul de la succession. « Le gros avantage de l’assurance vie, cela reste sa fiscalité extrêmement favorable en cas de transmission de patrimoine, avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire puis, au-delà, une fiscalité relativement avantageuse pour les primes versées avant 70 ans (20% jusqu’à 852 500 euros, puis de 31,25% au-dessus de ce seuil) », rappelait en juillet dernier Laurent Quignon, responsable du pôle économie bancaire de BNP Paribas. Un avantage qui colle au sens propre du produit « assurance vie » et qui était d’ailleurs cité comme principal motif d’ouverture par 1 épargnant sur 5 interrogé par l’Ipsos et la Fédération française de l’assurance (FFA) en 2017.

Plus de détails sur la fiscalité de l'assurance vie en cas de décès

5 - Un produit d’épargne qui sait se faire discret

Pour choisir les supports d’investissement et réaliser les arbitrages, bref pour gérer votre contrat, vous avez deux options. Le faire vous-même, avec l’aide éventuelle d’options de pilotage automatique (sécurisation des plus-value, investissement progressif…). Ou alors déléguer le suivi de votre assurance vie à un gestionnaire professionnel. Pour les néophytes des placements financiers, cette possibilité est séduisante. Attention toutefois au choix du profil d’investissement et au surcoût induit. Cette gestion dite pilotée entraine en effet une majoration des frais.

Attention à bien choisir votre assurance vie !

S’agissant des gains, comme des frais, il y a assurance vie et assurance vie ! En effet, en fonction du distributeur, le contrat ne va pas être aussi intéressant. Certains, notamment les banques traditionnelles, retiennent jusqu’à 5% de frais sur vos versements. En pratique, cela signifie que lorsque vous versez 100 euros, ce ne sont en fait que 95 euros qui arrivent sur votre assurance vie. De quoi rogner, à long terme, sur sa performance. A l’inverse, il est courant pour les contrats web de ne pas appliquer ce type de prélèvement. Mais il y a d’autres tarifs à comparer avant de choisir votre assurance vie : frais d’arbitrage, frais d’adhésion, frais de gestion du fonds euros et des unités de compte, surcoût en cas de gestion pilotée…

Côté rendement, c’est la même chose. Comparez ! Bien que « les performances passées ne préjugent pas des performances futures », comme le rappelle fréquemment l’Autorité des marchés financiers (AMF), elles donnent un indice sur la qualité des supports d’investissement accessibles. Illustration avec le fonds euros. Alors qu’en 2019 la rémunération de certains atteint tout juste 1% avant impôt, d’autres fonds euros servent encore plus de 2,50%. Toutefois, les mieux-disants sont souvent assortis de conditions strictes de versement. A scruter également avant d’ouvrir votre assurance vie.

Voir notre comparatif des assurances vie

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© MoneyVox / MEF / Février 2020

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Commentaires

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Publié le 10 février 2020 à 07h33 - #1Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

Les frais de gestion d'une assurance vie pèsent davantage dans le temps que les frais sur versements ,car ils sont pris sur l'encours, chaque année, durant le vie du contrat !!!

Trouvez-vous ce commentaire utile ?Oui2Non1
Publié le 11 février 2020 à 12h11 - #2Compte anonyme

0.83% avant impôt éventuel pour Generali eurossima chez altaprofits !!!! Rien que le nom m'amuse !!!!

Trouvez-vous ce commentaire utile ?Oui2Non0
Publié le 7 mars 2020 à 21h27 - #3jfs
  • Homme
  • Paca
  • 55 ans

Je me trompe ou bien ...
Pas de frais de versement ou bien
des frais jusqu'à 3% sur les versements sur certaines AV
Vous choisissez quoi ?
Il y a dans tous les cas des frais de gestion !
Alors les % au versement , no , thanks !

Trouvez-vous ce commentaire utile ?Oui0Non0
Publié le 8 mars 2020 à 07h56 - #4Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

Bien sûr , au taux où se situent les fonds en euros : o% des frais sur versements, et frais de gestion réduits au max.
C'est une analyse du Revenu qui est à la base de mon commentaire.

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