Début 2016, les marchés financiers ont été très fortement bousculés. Les évolutions du CAC 40 en sont une bonne illustration. Proche des 5.000 points fin novembre, lindice boursier a chuté en début dannée, pour passer sous les 4.000 points avant la mi-février. Avant de se relever, en partie, par la suite. Sans surprise, les performances des OPCVM investis en actions ont été fortement impactées en début d'année.
Lire à ce propos : Des performances négatives sur les fonds actions en janvier 2016
Ces incertitudes boursières auraient pu incité les épargnants à se désengager des supports en unités de compte (UC) de lassurance-vie, dont une large part sont des OPCVM actions. Mais rien de tel napparaît dans les statistiques publiées ce matin par lAssociation française de lassurance (AFA). Sur les deux premiers mois de lannée, la collecte nette est de 5,6 milliards deuros, dont 2,2 en UC, soit 39%.
Un moindre afflux sur les UC quen 2015
Certes, cette proportion est moindre que sur lensemble de lannée 2015, où les UC représentaient 54% de la collecte nette, toujours selon lAFA. Mais les épargnants nont donc pas effectué le mouvement inverse en arbitrant en masse des UC vers le plus traditionnel fonds en euros.
Au niveau de la collecte brute, cest-à-dire en comptabilisant les versements sans prendre en compte les retraits, le flux vers les UC recule légèrement : 18% de la collecte brute en janvier et février, après un pic à 25% sur lannée 2015. Dans la collecte brute, le poids des UC revient ainsi à un niveau habituel. A la fin 2015, les unités de compte représentaient légèrement moins de 18% des encours globaux de lassurance-vie en France.
Dans tous les cas, ces évolutions nentament en rien lappétence des Français pour lassurance-vie. Avec une collecte nette de 3 milliards deuros en janvier et de 2,6 milliards en février, lassurance-vie part sur des bases encore plus élevées quen 2015.

















