La Banque de France a lancé le mois dernier une nouvelle analyse statistique, intitulée « performance des OPC », pour organismes de placement collectif (1). Objectif : dresser « un panorama des performances des fonds dinvestissement par catégorie » en sadressant « notamment à lensemble des épargnants ».
Dans cette publication, les taux annuels de valorisation de l'encours arrêtés à la fin janvier montrent limpact marqué de la dégradation des marchés financiers début 2016. Si le CAC 40 tutoyait encore les 5.000 points en novembre, il a fortement chuté dans le courant du mois de janvier, puis à nouveau début février, jusquà se retrouver sous les 4.000 points le 9 février. Depuis, il s'est ressaisi.
-8,3% pour les ETF
Dans ce contexte, à la fin janvier 2016, les fonds actions affichaient des performances annuelles négatives : -2,9% contre +10% à la fin décembre ou +14% à la fin novembre. Les fonds en actions françaises sen tirent mieux (+1,5% sur un an) que ceux estampillés actions des pays de la zone euro (-1,4%). La pire performance annuelle de ce baromètre de la Banque de France est à mettre à l'actif des fonds indiciels, aussi appelés ETF, avec une chute de -8,3% à la fin janvier.
Pour l'ensemble des catégories de fonds non monétaires, la performance annuelle moyenne a atteint -1,3%. Mais « ce repli touche inégalement toutes les catégories de fonds », souligne la Banque de France. Si les fonds actions ont été les plus durement touchés, les fonds obligataires affichent, eux, une performance de -0,2%, en baisse d'un point par rapport à décembre (0,8%). Les fonds dépargne salariale parviennent à se maintenir en territoire positif (0,4%). Et les fonds diversifiés ont plus difficilement limité la casse avec un rendement moyen de -2,6% sur un an, à la fin janvier.
+0,12% pour les fonds monétaires
Finalement, les fonds monétaires, aux rendements proches de zéro depuis plusieurs années (0,21% en 2013, 0,37% en 2014 et 0,18% en 2015) se distinguent par leur relative stabilité : +0,12% à la fin janvier 2016. Lensemble de ces performances, qui ont été arrêtées lors dun creux sur les marchés financiers, permet de rappeler à quel point lannée 2016 est synonyme dincertitude pour les OPCVM.
(1) La Banque de France parle dOPC plutôt que dOPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières), appellation plus utilisée, en soulignant que « la directive européenne sur les gestionnaires de fonds dinvestissement alternatifs qui est entrée en vigueur le 22 juillet 2013, qui couvre toute la population des fonds dinvestissement alternatifs, conduit à modifier lappellation OPCVM en OPC ». Les rendements indiqués s'entendent net de frais de gestion « mais avant déduction des éventuels frais dentrée et de sortie ».















