Le Conseil national du numérique a remis son rapport jeudi 18 juin au Premier ministre Manuel Valls, après six mois de réflexion. Parmi ses 70 propositions, la recommandation n°40 égraine les moyens d« élargir les sources de financement de léconomie de linnovation ». Les auteurs du rapport proposent de « réadapter la fiscalité de lépargne afin dinciter lépargne de long terme ».
Ils parlent ainsi d« étendre les dispositifs davantages fiscaux attribués aux contrats [dassurance-vie] euro-croissance et vie-génération », sans livrer plus de précisions. Ils citent tout de même un exemple : « exonération ou abattement proportionnel dISF pour un contrat vie-génération ».
Inciter les transferts vers le PEA-PME
Le conseil national du numérique émet trois idées concernant un autre produit dépargne créé récemment, le Plan dépargne en actions dédié aux PME et entreprises de taille intermédiaire (PEA-PME). Lune est dordre général et vise les banques : « amplifier leffort de commercialisation de ce produit et améliorer laccompagnement des épargnants ».
Lire à ce propos : Un an après, le PEA-PME peine à convaincre
Les deux autres sont plus concrètes. Dune part « élargir le spectre des titres éligibles au PEA-PME » en encourageant « la constitution de fonds mixtes », reprenant ici une proposition de lassociation moteur dans la création de ce produit, PME Finance. Dautre part « créer des passerelles entre les produits financiers », afin de permettre « par exemple de transférer des sommes de comptes monétaires vers des PEA-PME, sans impact fiscal ».
Favoriser le crowdfunding
Le rapport sintéresse aussi au financement participatif. Il propose « lintégration des participations prises sur une plateforme de crowdfunding dans des produits dépargne (PEA-PME, assurance-vie) » et dappliquer un aménagement de lISF « au financement participatif et aux investissements dans linnovation ».
La plupart de ces pistes savèrent a priori volontairement floues, car les propositions de cette recommandation n°40 « supposent dengager une discussion plus approfondie avec les investisseurs institutionnels (banques, assureurs) et les acteurs publics », comme le souligne le Conseil national du numérique. Les mesures proposées pourraient « être abordées lors des prochaines Assises de lentrepreneuriat » selon les auteurs du rapport.
Le futur projet de loi sur le numérique en France, qui portera certaines des mesures contenues dans ce rapport, sera soumis à une « relecture publique », probablement fin juin, avant un éventuel examen par lAssemblée avant la fin de lannée 2015.
















