L’emprise de l’assurance-vie en euros sur les épargnants français s’est légèrement desserrée au 4e trimestre 2014, selon les chiffres provisoires fournis par la Banque de France, au profit notamment du Plan épargne logement (PEL).

Est-ce la perspective annoncée de rendements en baisse ? L’attrait des fonds en euros a en tout cas légèrement décru au cours des trois derniers mois de l’année. Le support d’épargne préféré des Français - plus de 1.320 milliards d’euros d’encours fin septembre 2014 - a attiré 8,9 milliards d’euros supplémentaires au 4e trimestre. Un très bon chiffre, mais un peu moins qu’au cours des deux trimestres précédents : 11 milliards au 3e et 9,6 milliards au 2e. Au final, l’assurance-vie en euros a tout de même réussi une très belle année 2014, sa meilleure depuis 2010, avec une collecte nette globale de 21 milliards d’euros, selon les estimations de l’Association française de l’assurance.

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Elle fut bien meilleure, en tout cas, que celles des livrets d’épargne. Au quatrième trimestre, leur encours (y compris celui du Compte épargne logement) a continué de s’éroder, quoique de manière moins importante qu’au 3e trimestre. Selon les chiffres provisoires fournis par la Banque de France, la décollecte nette entre octobre et décembre a ainsi été de 4,8 milliards d’euros, contre 6,6 milliards les trois mois précédents. Les épargnants souhaitant conserver leur argent disponible continuent à le laisser sur leurs comptes courants : la collecte de dépôts à vue s’est maintenue au-dessus des 5 milliards d’euros (5,3 milliards au 4e trimestre, contre 5,2 au troisième et 2,1 au deuxième).

Le Plan épargne logement, de son côté, a confirmé en fin d’année son statut de produit à la mode. Il a réussi au 4e trimestre une collecte estimée à 5,8 milliards d’euros, après 4,6 milliards au 3e trimestre et 3 milliards au 2e trimestre.

Le patrimoine financier des Français en léger repli

Sans surprise, les Français ont continué à massivement reporter leur épargne sur des supports non risqués. Ils ont représenté, au 3e trimestre 2014, 81,30% de leurs flux de placements financiers, 15,5 milliards d’euros au total. Malgré ces apports, le montant du patrimoine financier brut des ménages (4.310,9 milliards d’euros) a légèrement baissé de l’ordre de 1,2 milliard. Principale raison, selon la Banque de France : la mauvaise tenue de la bourse, qui a entraîné une baisse de la valeur des actifs détenus.

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Le taux d’épargne des ménages français en pourcentage du revenu disponible brut, enfin, s’est encore redressé au 3e trimestre 2014, à 15,8% contre 15,6% au 3e trimestre. Les Français se rapprochent un peu plus des Allemands, dont le taux d’épargne est resté stable, légèrement au-dessus des 16%.