Le ministre du Budget a laissé vendredi la porte ouverte à une réforme de l'imposition de l'assurance-vie et des dividendes, alors que le gouvernement a prévu d'aligner l'an prochain les impôts sur les revenus du travail sur ceux du capital.

Interrogé sur le maintien du régime fiscal de l'assurance-vie, l'un des placements préférés des français, Jérôme Cahuzac a répondu : « Sur ce sujet, les choses ne sont pas encore calées ». La fiscalité des dividendes fait « aussi partie des choses en train d'être décidées », a-t-il ajouté en marge d'une visite du Centre des Finances publiques de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne).

Le projet de budget pour 2013, qui doit être présenté le 28 septembre, prévoit d'aligner l'imposition des revenus du capital sur ceux du travail, en utilisant le barème de l'impôt sur le revenu. Une telle mesure pourrait pénaliser en particulier les ménages aisés, frappés par des taux marginaux d'imposition supérieurs allant jusqu'à 45% à partie de l'an prochain.

L'assurance-vie bénéficie jusqu'à présent d'un mode d'imposition privilégié, le contribuable pouvant opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire pour les plus-values, de 35% pour un contrat de moins de quatre ans, 15% pour un contrat de 4 à 8 ans et 7,5% assortis d'un abattement de 4.600 euros pour un contrat de plus de 8 ans.

Comparatif livrets d'épargne : 10 offres comparées, jusqu'à 2% de rendement

Les bénéficiaires de dividendes peuvent quant à eux choisir entre prélèvement libératoire et impôt sur le revenu avec un abattement dans ce dernier cas.