Selon le quotidien La Tribune, les retraits effectués en novembre par les Français sur leurs contrats d'assurance-vie ont de nouveau été supérieurs aux dépôts. Il s'agit du troisième mois consécutif de repli : une situation inédite.

La Tribune estime que la diminution de l'encours de l'assurance-vie en novembre s'est élevée à 200 millions d'euros. Selon les chiffres de la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurance), elle avait atteint 1,8 milliard d'euros en septembre, et 1,4 milliard en octobre. « Du jamais vu, de mémoire d'assureur », selon le quotidien économique.

Sur les 11 premiers mois de l'année 2011, de janvier à novembre, la collecte nette cumulée reste positive, à 17,5 milliards d'euros. Mais elle est en baisse de 65% par rapport à la même période de 2010.

Réserve d’argent disponible

Comment expliquer une telle désaffection ? Selon le quotidien, les Français, crise oblige, préfèrent actuellement puiser dans leur assurance-vie plutôt que contracter un crédit pour financer leurs dépenses de consommation courante. Anticipant une baisse de rendement en 2011 (3% attendus en moyenne, contre 3,40% en 2010), ils ont également tendance à réorienter leur épargne vers des placements de plus court-terme, comme le Livret A (2,25% net, et sans doute 2,50% ou 2,75% en février 2012).

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Enfin, toujours selon La Tribune, cette décollecte tient également à l'arrivée à maturité des contrats de nombreux Français. « Une forte proportion de clients détient ses contrats depuis plus de 8 ans, des contrats qui n'ont plus de pénalités de rachats et aucun frein fiscal » explique Bernard Le Bras, directeur exécutif de Suravenir, cité par le quotidien économique. « Les assurés qui sont dans ce cas-là utilisent alors leur contrat comme une réserve d'épargne disponible. »