Pour les 20% des foyers les plus aisés, la suppression de la taxe d'habitation pourrait être décalée après 2023, à en croire les propos d'Emmanuel Macron ce mercredi 14 juillet. 80% des ménages ne paient plus la taxe d'habitation depuis cette année.

A première vue, c'était une bonne nouvelle pour le portefeuille des ménages. Emmanuel Macron, qui se prêtait pour la première fois depuis le début de son quinquennat à l'exercice de l'interview du 14 juillet, a exclu toute augmentation d'impôts pour compenser l'explosion des dépenses publiques.

Il a en effet annoncé qu'« au moins 100 milliards d'euros » de plus seront consacrés à « la relance industrielle, écologique, locale, culturelle et éducative » pour permettre à la France de rebondir face à la crise du Covid-19. Cette nouvelle injection d'argent public interviendra dès « la rentrée » et s'ajoutera aux 460 milliards déjà engagés en mesures sectorielles et de soutien à l'économie depuis le début de l'épidémie.

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« Il y a une trajectoire fiscale qui a été décidée, votée par la représentation nationale, c'est celle qui sera tenue », a affirmé le chef de l'Etat, ajoutant qu'« on ne [résolvait] pas une crise comme celle-ci en augmentant les impôts ».

« Si on dit qu'on va augmenter les impôts, les gens ne consomment pas, le doute s'installe et le pays ne repart pas », a-t-il justifié. Il a cependant évoqué une « option possible » de « décaler un peu, pour les plus fortunés d'entre nous, la suppression de la taxe d'habitation ».

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Alors que 80% des ménages ne paient plus la taxe d'habitation, depuis cette année, seuls les 20% des foyers fiscaux les plus aisés ( 2 500 euros nets de revenus mensuels pour un célibataire) doivent encore la régler. Pour ces derniers, l’exonération progressive devait débuter en 2021 pour une suppression définitive sur toutes les résidences principales en 2023. Le calendrier pourrait donc bien être retardé.

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