Le bitcoin est tombé jusqu'à 60 000 dollars vendredi pour la première fois en seize mois. « Sur le bitcoin, les risques sont en train de se matérialiser, heureusement, ça n'est pas systémique », a déclaré François Villeroy de Galhau sur BFM Business.
« Nous avons toujours dit que c'était un actif très volatil et très risqué : on peut investir en bitcoin, mais on le fait à ses risques et périls »
« J'ai toujours dit, a rappelé le gouverneur, nous avons toujours dit que c'était un actif très volatil et très risqué : on peut investir en bitcoin, mais on le fait à ses risques et périls ».
Pour lui, « ce qui est en train de se passer montre que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel » : « je n'ai jamais cru les discours (de ceux qui disaient que) c'était la monnaie de demain, parce que la monnaie allait être complètement décentralisée, privatisée, libertaire... ».
« Ces discours sont en train d'exploser », selon lui, car un « placement sûr, où on a à la fois des rendements élevés et pas de risques », tel que le bitcoin était décrit par certains, « ça n'existe pas ».
« La victoire contre l'inflation est acquise »
Au lendemain du maintien par la Banque centrale européenne de ses taux directeurs, M. Villeroy de Galhau a estimé que « la victoire contre l'inflation est acquise », avec une hausse des prix en zone euro de 1,7% en janvier sur un an, en dessous même de la cible de 2% de la BCE. Il a considéré que les risques à la baisse de l'inflation étaient « plus significatifs » qu'à la hausse.
Il s'est ainsi inquiété de « l'assez forte augmentation des importations chinoises » en Europe récemment, « en partie due à la fermeture du marché américain pour les exportateurs chinois ». Sur les six derniers mois de 2025, comparés aux six derniers de 2024, « les importations chinoises en zone euro ont augmenté de plus de 11% en quantité, et ont diminué de plus de 10% en prix. En combinant les deux ça fait un effet désinflationniste assez fort », a-t-il dit, et « nous surveillons de près » cette évolution.
Il a noté enfin que l'inflation française (+0,3% sur un an en janvier, en données nationales, +0,4% en données permettant les comparaisons européennes) était « plus faible » que dans les autres pays de la zone. Cela a « deux conséquences plutôt positives pour la France, du pouvoir d'achat (supplémentaire), et (la possibilité d'une) modération salariale, c'est bon pour notre compétitivité ». Le gouverneur a indiqué que, « depuis le Covid, la France a regagné 10% de compétitivité par rapport à l'Allemagne et 6% par rapport à l'ensemble de nos partenaires européens ».























