Le gouvernement a bloqué le prix du gaz jusqu'en avril prochain, après la hausse de 12% des tarifs réglementés, qui concernent 5 millions de Français, au 1er octobre. Engie « prend acte » de cette décision mais les fournisseurs alternatifs ne cachent pas leur désaccord.

Engie a pris acte vendredi des annonces du Premier ministre sur le blocage du tarif réglementé du gaz cet hiver, et dit chercher à en « minimiser l'impact sur sa performance financière », tandis que les fournisseurs alternatifs menacent le gouvernement d'un contentieux. « Engie prend acte de la décision du gouvernement de mettre en place un bouclier tarifaire qui consiste à geler, à partir du mois de novembre, les tarifs réglementés du gaz pour les prochains mois », a indiqué le géant de l'énergie, ex-GDF Suez, qui commercialise ces tarifs réglementés, dans une déclaration transmise à l'AFP.

« Le groupe échangera de manière constructive avec les autorités de régulation pour trouver les solutions qui lui permettront d'accompagner ses clients, tout en visant à minimiser l'impact sur sa performance financière », a-t-il ajouté. Le Premier ministre Jean Castex avait annoncé jeudi soir qu'il n'y aurait « plus d'augmentation du prix du gaz » après celle de 12,6% au 1er octobre, en fixant l'échéance à avril 2022, horizon à partir duquel « le prix du gaz devrait dégringoler ».

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Il a promis « d'accompagner » les distributeurs qui vendront le gaz aux consommateurs moins cher qu'ils ne l'auront payé pendant l'automne et l'hiver. « Ce qui me contrarie, c'est les modalités utilisées pour bloquer ces prix, on aurait pu aussi décider de baisser la fiscalité », a réagi pour sa part Naïma Idir, présidente de l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (ANODE) sur BFM Business.

« Le blocage des tarifs réglementés aura une conséquence sur les fournisseurs car les prix des fournisseurs alternatifs sont indexés sur les tarifs règlementés », a rappelé la représentante de cette association qui regroupe les opérateurs alternatifs à Engie et EDF (Eni, TotalEnergies, Vattenfall, Enercoop, etc.) « On utilisera tous les moyens, y compris contentieux » pour répondre à la décision, a-t-elle dit.

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Quant aux quelque cinq millions de ménages concernés par le gel du prix du gaz jusqu'au printemps, ils auront à payer les surcoûts hivernaux du gaz de façon étalée, à partir du printemps prochain, quand les cours du gaz baisseront.