Les aides aux logements sont enfin revalorisées. Le SMIC augmente pour la deuxième fois de l'année. Le calcul de l'assurance-chômage se durcit. Le prix du gaz vole vers de nouveaux sommets. On fait le point sur les hausses et les baisses susceptibles d'impacter votre budget à compter du 1er octobre.

Léger coup de pouce sur les APL

C'est officiel ! Après 3 ans de gel voire de régression, le montant des APL (Allocation personnalisée au logement), de l'ALS (Allocation logement social) et de l'ALF (Allocation logement familial) augmentera de 0,42% au 1er octobre 2021.

Ce modeste coup de pouce intervient après une longue période de vaches maigres. Revues à la baisse en 2017, puis gelées en 2018, les aides au logement avaient finalement été revalorisées de 0,3% en 2020. Un chiffre bien en deçà de l'indice de référence des loyers (IRL), calculé chaque semestre par l'Insee pour jauger la hausse annuelle des loyers.

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Le SMIC augmente de 2,2%

Le SMIC horaire brut va augmenter au 1er octobre 2021, pour passer de 10,25 euros à 10,48 euros. Soit une hausse de 34,89 euros mensuel brut pour un emploi temps plein.

Le Code du travail prévoit en effet une revalorisation automatique du SMIC dès lors que l'indice des prix à la consommation des ménages dépasse la barre des 2% d'inflation. Une singularité française conçue pour protéger le pouvoir d'achat des ménages contre la hausse des prix.

C'est désormais chose faite, puisque selon les chiffres publiés le 15 septembre 2021 par l'INSEE, les prix à la consommation (hors tabac) ont grimpé de 2,2% par rapport à novembre 2020, dernière période de référence.

Après une augmentation de 0,99% au 1er janvier, le SMIC va donc connaître une nouvelle hausse au 1er octobre 2021. Un cas rare : la dernière revalorisation du SMIC en cours d'année remonte au 1er décembre 2011.

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Gaz : les prix s'envolent

Au 1er octobre, les tarifs réglementés de vente de gaz naturel (TRVG) bondissent de 12,6% par rapport au barème en vigueur depuis le 1er août 2021. La hausse atteint 4,5% HT pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, 9,1% HT pour ceux qui ont un double usage (cuisson et eau chaude), et 14,3% HT pour les foyers qui se chauffent au gaz. Une inflation qui s'explique par la flambée du prix du gaz sur le marché international, la France important 99% du gaz naturel qu'elle consomme, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

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Le calcul de l'assurance-chômage se durcit

Les dernières mesures de la réforme de l'assurance-chômage devaient entrer en vigueur au 1er juillet 2021. Dénoncé par les syndicats, le projet de réforme avait finalement été suspendu par le Conseil d'Etat en raison des incertitudes économiques liées à la crise sanitaire.

La trêve semble toutefois toucher à sa fin. Le gouvernement a ainsi annoncé sa volonté d'appliquer le dernier volet de la réforme sans attendre la décision du Conseil d'Etat, qui doit encore s'exprimer sur le fond.

Voici ce qui change à compter du 1er octobre :

  • La période de travail minimum pour être éligible à l'assurance-chômage passe, sous conditions, de 4 mois sur les derniers 28 mois à 6 mois sur 24.
  • Le nouveau mode de calcul des allocations entre en vigueur. Jusqu'à présent, ce dernier n'était évalué qu'à partir des jours travaillés par le demandeur d'emploi. Il se base dorénavant sur le revenu mensuel moyen, et inclut les périodes non travaillées au cours des 24 ou 36 derniers mois.
  • Une dégressivité des allocations à partir du 7ème ou du 9ème mois va entrer en vigueur pour les moins de 53 ans dont les revenus dépassent la barre des 4 500 euros bruts mensuels.

Selon l'Unédic, près de 1,15 million de personnes ouvrant des droits dans l'année suivant la réforme verraient leur allocation mensuelle diminuer (-17% en moyenne), tandis que leur durée théorique d'indemnisation augmenterait de 11 à 14 mois en moyenne. Les travailleurs alternant contrats courts et chômage seraient les plus pénalisés par ces nouvelles mesures.

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Fin de la gratuité pour les tests PCR ou antigéniques

Jusqu'ici pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, les tests PCR et antigéniques ne seront plus remboursés à compter du 15 octobre. Passé ce délai, il vous faudra débourser environ 54 euros pour un test PCR et 25 euros pour un test antigénique. La gratuité sera toutefois maintenue pour les personnes cas contact ou présentant des symptômes.