Ces prêts, les plus populaires aux États-Unis, sont désormais assortis en moyenne d'un taux de 7,03%, a rapporté l'agence de refinancement Freddie Mac.

Un tel niveau n'avait plus été vu depuis mi-janvier 2025, soit quelques jours avant le début du second mandat de Donald Trump.

Pendant sa campagne victorieuse, l'ex-promoteur immobilier avait promis de réduire le coût de la vie et les coûts d'emprunt, notamment pour permettre à un maximum d'Américains d'accéder au rêve de la maison individuelle.

Les taux d'intérêt des crédits à 30 ans étaient passés sous la barre symbolique de 6% le 26 février 2026, juste avant le déclenchement par le président Trump d'une guerre contre l'Iran qui a entraîné une flambée des prix de l'énergie et un rebond de l'inflation.

Quand la hausses des prix s'accélère, les prêteurs réclament une meilleure rémunération pour éviter que leurs gains futurs soient grignotés.

La remontée des taux a douché les espoirs d'une relance du marché immobilier américain.

Les acquéreurs potentiels perdent en pouvoir d'achat à mesure que les crédits se renchérissent. Quant aux constructeurs, ils voient leurs marges s'effriter, entre augmentation des coûts des matériaux et nécessité de consentir des ristournes pour garder des clients.

Le mois dernier, 684.000 maisons neuves ont été vendues en rythme annualisé (c'est-à-dire en projetant le rythme observé pendant la période sur l'année entière), en recul de 2% sur un an, selon des données officielles parues également jeudi.

Le prix médian des biens a quant à lui décliné de près de 6% par rapport à août 2025.

« La hausse des taux des crédits immobiliers ne fera qu'aggraver les soucis d'accessibilité financière, ce qui signifie que les promoteurs immobiliers devront probablement continuer à proposer des baisses de prix pour stimuler les ventes », a souligné dans une note Matthew Martin, analyste à Oxford Economics.