Les marchés : Une semaine importante
Les marchés entament la semaine sur une note positive. À Paris, le CAC 40 progresse de 0,60% à 8 323 points, dans un contexte d'attente avant de nombreuses annonces importantes. Les investisseurs se préparent en effet à la publication de résultats d'entreprises majeures ainsi qu'à des indicateurs clés aux États-Unis, en particulier l'inflation et l'emploi.
Au Japon, la Bourse a fortement grimpé, avec un gain proche de 4% pour le Nikkei 225, porté par la victoire électorale de la Première ministre Sanae Takaichi, ouvrant la voie à un vaste plan de relance. Cette dynamique a renforcé l'optimisme des investisseurs à l'échelle mondiale. À Paris, STMicroelectronics se distingue en tête du CAC 40 et du SBF 120 (+9,76% à 27,32€) après l'annonce d'un contrat de plusieurs milliards de dollars avec Amazon, renforçant ses ambitions dans l'intelligence artificielle.
Plusieurs grandes entreprises françaises doivent également publier leurs résultats cette semaine, c'est à découvrir dans cette édition. Côté américain, Coca-Cola, McDonald's, Cisco et Applied Materials publieront leurs résultats dans les prochains jours. Aux États-Unis toujours, Wall Street ouvre en hausse ce lundi (+0,50% pour le S&P 500), dans l'attente du rapport officiel sur l'emploi et de l'indice des prix à la consommation. Ces données sont très surveillées car elles fournissent de précieuses indications sur l'état de l'économie américaine et les futures décisions de politique monétaire de la Fed. Bref ! C'est une semaine importante pour Wall Street, et la Bourse en général.
Les valeurs : STMicroelectronics, Eramet et Median Technologies
STMicroelectronics. C'est l'actu du jour à la Bourse de Paris. STMicroelectronics signe un retour en force en Bourse. Son action progresse de 9,76% à 27,32€ après l'annonce d'un partenariat stratégique avec Amazon Web Services, la division cloud du géant américain. Conclu sur une durée pluriannuelle, ce contrat de plusieurs milliards de dollars positionne STMicroelectronics au cœur des centres de données de nouvelle génération.
Le groupe fournira des composants indispensables pour accélérer la connectivité, optimiser la consommation d'énergie et renforcer la performance des infrastructures qui font tourner le cloud et l'intelligence artificielle. Cette annonce rassure les investisseurs sur la capacité du groupe franco-italien à profiter pleinement de la forte hausse des investissements des géants technologiques dans l'IA.
Le contrat arrive toutefois dans un contexte encore contrasté pour le groupe, dont la reprise reste inégale selon les marchés finaux, notamment dans l'automobile qui demeure en retrait. Malgré ces incertitudes, le marché retient surtout la montée en puissance de STMicroelectronics sur les segments liés à l'IA et aux data centers. Depuis le début de l'année, le titre progresse de 21%.
Eramet. Le groupe minier traverse une nouvelle zone de forte volatilité en Bourse après l'annonce de la suspension de son directeur financier, Abel Martins-Alexandre, dans le cadre d'une enquête interne portant sur des pratiques managériales au sein de la direction financière. Cette décision intervient seulement quelques jours après l'éviction surprise du directeur général, accentuant les interrogations des investisseurs sur la stabilité de la gouvernance du groupe.
Eramet assure toutefois avoir mis en place une organisation provisoire afin d'assurer la continuité de la fonction financière en attendant les conclusions de l'enquête. Ce nouveau changement au sommet intervient alors que le groupe doit publier ses résultats annuels le 18 février, dans un contexte déjà marqué par des tensions entre ses principaux actionnaires et cette période de transition managériale agitée...
En Bourse, la réaction est sans surprise négative, le marché sanctionnant cette nouvelle incertitude : l'action Eramet recule de 5,95% et clôture à 64€, prolongeant la volatilité observée sur le titre depuis plusieurs semaines. L'action préserve toutefois une hausse d'environ 11% depuis le début de l'année.
Median Technologies. La société française spécialisée dans les logiciels d'imagerie médicale assistés par intelligence artificielle, s'envole en Bourse après avoir obtenu le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) pour commercialiser aux États-Unis son logiciel dédié au dépistage précoce du cancer du poumon. Cette autorisation réglementaire, très attendue par le marché, permet désormais au groupe de lancer son produit sur le premier marché mondial de la santé, où près de 15 millions de personnes sont déjà éligibles au dépistage, un nombre appelé à augmenter dans les prochaines années.
Cette validation ouvre un marché estimé à près de 3 milliards de dollars et constitue une étape clé pour la stratégie de croissance de Median Technologies, qui prévoit de commercialiser sa solution via des ventes directes et des partenariats hospitaliers et industriels. Le groupe prépare également son déploiement en Europe attendu en 2026. Les investisseurs ont salué cette avancée majeure, propulsant l'action éligible au PEA-PME de 46,50% à 6,27€, portant désormais sa progression à 32% depuis le début de l'année.
Le monde d'après : la Première ministre japonaise veut relancer la machine
Le Japon déclenche un nouveau rallye boursier ! La Bourse de Tokyo s'est envolée après la large victoire électorale de la Première ministre Sanae Takaichi, qui assure à sa coalition une majorité confortable au Parlement et donc une grande liberté d'action pour sa politique économique. Les investisseurs saluent la perspective d'un nouveau cycle de soutien budgétaire avec des dépenses massives à la clé et un Nikkei qui bondit de près de 4% ce lundi, après avoir inscrit de nouveaux sommets en séance. L'indice japonais a gagné 26% en 2025, et progresse déjà de près de 12% depuis le début de l'année.
Le marché anticipe désormais un plan massif de dépenses publiques destiné à soutenir la consommation et la croissance. La cheffe du gouvernement promet une politique budgétaire incluant notamment une exonération temporaire de la taxe sur certains produits alimentaires pour alléger la pression inflationniste sur les ménages. Le Japon qui lutte contre l'inflation, c'est vraiment le monde à l'envers !
En tout cas, c'est un signal favorable pour l'activité, même si le financement de ce mesures reste flou et ravive les inquiétudes sur la trajectoire déjà très lourde de la dette japonaise (230% du PIB). Mais pour rappel, environ 90% de la dette nippone est détenue par la population et les institutions financières locales. La réaction des marchés reste toutefois contrastée. Le yen progresse légèrement, porté par la stabilité politique retrouvée et par la possibilité d'interventions des autorités si nécessaire.
En revanche, le marché obligataire montre des signes de tension, avec une remontée des taux à long terme, preuve que les investisseurs restent vigilants face au risque de dérapage budgétaire. Entre espoir de relance et prudence financière, Tokyo entre dans une nouvelle phase décisive. Pour le meilleur ou pour le pire, l'ère de la croissance à crédit est loin d'être terminée.
L'agenda du lundi : Une pluie de résultats
La publication du rapport mensuel sur l'emploi américain, initialement prévue la semaine dernière, a été reportée à mercredi après-midi et constituera l'un des principaux temps forts économiques de la semaine. Jeudi, une révision de la croissance britannique sera au programme, suivie de celle de la zone euro vendredi.
Ce même jour, Wall Street surveillera attentivement les chiffres de l'inflation américaine, véritable juge de paix pour la politique monétaire de la Fed. Par ailleurs, de nombreux groupes français publieront leurs résultats annuels dans les prochains jours, dont Kering, Hermès, L'Oréal, Total, EssilorLuxottica, Dassault Systèmes, Michelin, Unibail, Safran, Capgemini et Eutelsat.
Demain à la Une : Les résultats de Kering
Peu d'actualités au programme ce mardi. Les ventes au détail réalisées en décembre aux États-Unis seront à l'honneur, même s'il s'agit plutôt d'un indicateur secondaire pour la Bourse. Elles mesurent ce que les consommateurs achètent dans les magasins physiques et en ligne, et apportent ainsi des indications sur la santé de l'économie et les futurs résultats des entreprises. Cette semaine, les marchés attendent surtout les rapports sur l'emploi et l'inflation outre-Atlantique. Côté entreprises, AstraZeneca, Kering et la foncière Gecina publieront leurs résultats annuels ce mardi.
Le lexique : Les produits structurés
Les produits structurés sont des instruments financiers qui combinent plusieurs actifs (obligations, options, dérivés) et offrent un rendement spécifique en fonction de scénarios de marché prédéfinis. Ils permettent d'ajuster le couple rendement/risque en intégrant des mécanismes de protection partielle du capital, de participation à la performance d'un sous-jacent (indice, action, taux, etc.) et des conditions de remboursement adaptées aux objectifs de l'investisseur.
*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances décrites ci-dessus ne sont que des exemples et ne peuvent être considérées comme une garantie de résultats. Elles résultent des observations et d'un calcul réalisé par Meilleurtaux Placement en comparant le prix lors de l'émission du conseil d'achat au prix lors de l'émission du conseil de vente. Nous attirons par ailleurs votre attention sur le risque de perte totale d'un investissement en actions ou en produits dérivés. Le lecteur reconnaît par conséquent que toute opération, d'achat ou de vente de produits financiers, reste sous son entière responsabilité. Les produits structurés présentent un risque de perte en capital partielle ou totale en cours de vie et à l'échéance et doivent s'envisager sur une période d'investissement pouvant courir jusqu'à leur date d'échéance. Par conséquent, ils ne sont pas adaptés à des investisseurs âgés ou souhaitant sortir avant la date d'échéance du produit. Il convient de ne pas avoir besoin des capitaux investis puisque la durée de cet investissement n'est pas connue à l'avance. MeilleurtauxPlacement recommande à tout souscripteur intéressé par un investissement dans un produit structuré de contacter son conseiller afin d'être accompagné dans l'appréciation de son caractère approprié, et ce notamment au regard des risques inhérents au support encourus, détaillés dans sa documentation juridique et commerciale disponible sur notre site internet ou auprès de nos conseillers.










