Le contrat à terme du CAC 40 prenait 0,15% une quarantaine de minutes avant l'ouverture du marché à 09H00 heure locale. La veille, l'indice vedette CAC 40 a terminé à l'équilibre (+0,06%), grappillant 4,68 points pour s'établir à 8.071,36 points.

« Les marchés européens devraient tenter un rebond ce matin », estime John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Selon lui, le climat reste toutefois « fragile », « marqué par les interrogations persistantes sur la capacité de l'intelligence artificielle à générer des retours à la hauteur des investissements engagés, par une géopolitique qui se tend à nouveau avec le retour de rumeurs d'intervention militaire américaine en Iran, et par le bruit grandissant autour d'une possible nomination de Kevin Warsh – ancien gouverneur de la Fed, perçu comme plus accommodant sur les taux ».

Le président américain Donald Trump prévoit d'annoncer vendredi le nom de son candidat pour diriger la banque centrale américaine (Fed), une décision majeure pour une institution qu'il ne cesse de bousculer dans l'espoir d'obtenir des taux d'intérêt plus bas.

Son candidat pour la Fed sera « une personne exceptionnelle, qui ne surprendra pas trop les gens. Beaucoup, beaucoup de gens pensent que c'est quelqu'un qui aurait pu occuper ce poste il y a quelques années », a déclaré M. Trump.

Or Kevin Warsh avait fait partie des personnalités pressenties pour prendre la tête de l'institution en 2018, lorsque Donald Trump avait finalement préféré Jerome Powell - choix que le chef de l'Etat dit aujourd'hui amèrement regretter.

« Warsh n'est pas la promesse de baisses (de taux) rapides », estime Stephen Innes, gérant de SPI AM. « Le signal ici n'est ni accommodant ni restrictif au sens caricatural. Il est institutionnel. Il dit que la Fed reste une banque centrale, pas un raccourci de politique économique. »

En parallèle, l'Iran a promis jeudi de frapper « instantanément » les bases et porte-avions américains en cas d'attaque des Etats-Unis, qui font toujours peser la menace d'une intervention militaire, l'ONU appelant de son côté au dialogue pour éviter une crise aux « conséquences dévastatrices ».

Parmi les valeurs à suivre :

Eutelsat : le gouvernement français a empêché cette semaine Eutelsat, l'opérateur européen de satellites de communication, de vendre ses antennes au sol au fonds suédois EQT car il s'agit d'un « actif stratégique », a déclaré vendredi le ministre de l'Economie Roland Lescure.