Selon service-public.gouv.fr, vous ne perdez le bénéfice de la micro-entreprise qu'en franchissant les plafonds deux années de suite. La sortie du régime intervient au 1er janvier de l'année qui suit ce deuxième dépassement. En 2026, les seuils s'établissent à 203 100 euros HT pour la vente de marchandises et à 83 600 euros HT pour les prestations de services et les activités libérales. Attention : l'administration ne vous avertit pas. C'est à vous d'être vigilant.

Exemple

Vous dépassez les plafonds en 2026 mais repassez en dessous en 2027 : vous restez en micro en 2028. Vous les dépassez en 2026 et en 2027 : vous changez de régime au 1er janvier 2028.

Un basculement au régime réel

Sur le plan fiscal, vous passez automatiquement au régime réel pour les BIC ou à la déclaration contrôlée pour les BNC. Vous devez alors tenir une vraie comptabilité et produire un bilan annuel. En contrepartie, vos charges professionnelles deviennent déductibles de votre bénéfice imposable.

Sur le plan social, les modalités de calcul de vos cotisations changent radicalement. Fini le prélèvement automatique sur votre chiffre d'affaires brut. Au régime réel, vos cotisations sont assises sur votre bénéfice réel, à un taux d'environ 45% pour un travailleur non salarié (contre 12,3% à 25,6% en micro). Côté calendrier, l'Urssaf vous adresse en décembre un appel à cotisations provisionnelles basé sur vos revenus de l'année précédente. Elle régularise ensuite votre situation en octobre, sur la base de votre bénéfice réel. Une mécanique qui peut surprendre les anciens micro-entrepreneurs : une hausse d'activité peut en effet se traduire par une forte régularisation quelques mois plus tard.

Côté juridique, deux options : rester en entreprise individuelle (mais au réel) ou créer une société, type EURL ou SASU. Point d'attention : le président de SASU a le statut d'assimilé salarié, rattaché au régime général de la Sécurité sociale. S'il se verse une rémunération, les charges sociales représentent entre 70% et 80% de son salaire, soit un niveau nettement plus élevé qu'un TNS.

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Activité mixte, première année : les cas particuliers à connaître

Vous exercez une activité mixte (vente et prestations de services) ? Les plafonds ne s'additionnent pas : votre chiffre d'affaires global reste limité à 203 100 euros, dont 83 600 euros maximum pour la partie services.

C'est votre première année d'exercice ? L'administration ajuste les plafonds au prorata du nombre de jours d'activité. Pour une création le 1er juin 2026 (soit 214 jours d'activité), le plafond pour une activité de vente tombe à environ 119 000 euros. Celui des prestations de services à 49 000 euros.

Dans tous les cas, le dépassement des plafonds n'est pas un problème en soi, mais un signal de croissance. L'enjeu devient alors moins de rester en micro-entreprise que de choisir le statut le plus adapté à la nouvelle taille de votre activité.

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