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Assurance vie : « une très mauvaise nouvelle »

Assurance vie
© Olivier Le Moal - Fotolia.com

La récente décollecte en assurance vie en France constitue « une très mauvaise nouvelle » pour l'économie dans le contexte de crise du Covid-19, a déclaré mardi Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l'assurance, estimant que l'assurance est le seul secteur à pouvoir investir très massivement.

Toutes activités confondues, les assureurs veillent sur « 2 600 milliards d'actifs, 60% investis dans les entreprises, tous les milliards qui sortent, corrélativement ce sont des milliards qui ne sont pas investis dans les entreprises », a pointé Florence Lustman à l'occasion d'une rencontre avec l'Association nationale des journalistes de l'assurance.

« S'il y a moins d'actifs, il y a moins d'investissements aussi. C'est une très mauvaise nouvelle pour l'économie, c'est bien d'ailleurs ce que le plan de relance a diagnostiqué puisque les gens ne viennent pas sur l'assurance vie mais laissent (leur épargne) en compte courant et sur le Livret A qui sont pas nature totalement improductifs par rapport à l'économie », a-t-elle estimé. « Tout l'enjeu c'est que ça revienne dans le financement de l'économie. (...) Nous espérons que la tendance commence à s'inverser. Il y a certainement un acte de précaution qui peut se comprendre compte tenu de l'incertitude majeure dans laquelle se trouvent beaucoup de nos concitoyens », a encore affirmé Florence Lustman.

2 milliards d'euros de décollecte

Depuis le mois de mars, un large mouvement de désaffection touche en effet les contrats d'assurance vie avec des mouvements de décollecte mensuelle d'en moyenne 2 milliards d'euros ces derniers mois, atteignant des niveaux records qui n'avaient plus été vus depuis 2011. La Fédération française de l'assurance doit publier cette semaine les chiffres de l'assurance vie en France pour le mois de juin et ainsi pour le premier semestre.

De façon plus générale, la fédération estime que la crise sanitaire « va coûter très cher au secteur », entre augmentation de la sinistralité automobile notamment, hausse des arrêts maladie, prise en charge des pertes d'exploitation et des annulations d'événements assurés, ou encore activation d'assurances de crédit pour les entreprises en difficulté.

« Au total, ça va faire un alourdissement très significatif de la charge des sinistres », qui risque de se conjuguer avec une augmentation des « impayés de primes » et un contexte de taux toujours très bas qui complique la tâche des assureurs de faire fructifier les primes versées par les clients, a pointé Florence Lustman.

Voir aussi le comparatif des contrats d'assurance vie

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Par la rédaction avec AFP

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