0,20, un demi-point voire un point de rémunération en plus sur les fonds en euros, en léchange dun versement partiellement investi en unités de compte (UC) ? Ce genre dincitation à linvestissement sur les supports en UC, potentiellement rémunérateurs mais risqués, est devenue monnaie courante dans le monde de lassurance-vie. Mais leur mise en avant reste perfectible selon les régulateurs du secteur.
Dans le rapport annuel du pôle commun ACPR-AMF « Assurance banque épargne (ABE) info service », les régulateurs rappellent quune doctrine commune a été adoptée en 2015. Les distributeurs dassurance-vie doivent respecter des bonnes pratiques dans la manière de mettre un rendement en avant dans leurs publicités, rappeler que les rendements passés ne présagent pas des performances futures, ou encore bien énoncer les conditions pour profiter dun taux mis en exergue. Globalement, ces obligations ont été respectées dans les communications des assureurs et distributeurs, notent lAMF et lACPR. LAutorité de contrôle prudentiel et de résolution souligne ainsi « leffet positif » de sa recommandation.
De plus en plus doffres sous conditions
Toutefois, le régulateur bancaire constate « une évolution significative des offres, consistant à conditionner le bénéfice promu à un investissement partiel sur des supports en unités de compte ». Or, selon le pôle commun ACPR-AMF, les distributeurs nexposent pas systématiquement les risques dun investissement en UC : « Il nest pas acceptable que soit mise en avant la garantie en capital liée au seul fonds euros sans que soit rappelé clairement le risque en capital quinduit la condition de versement en unités de compte ». LACPR et lAMF affirment ainsi quune « vigilance particulière doit alors être portée à léquilibre et la loyauté du message publicitaire ». Les publicités mettant en avant de tels bonus de rendement conditionnés à un investissement en UC feront donc lobjet dune surveillance renforcée.
Les gendarmes bancaires et financiers relèvent en revanche que les échanges avec les professionnels sont plus fluides depuis la publication de la recommandation en 2015 : « En cas de manquement constaté, ces derniers ont su réagir rapidement », se félicitent les régulateurs. Dans certains cas, « lACPR se réserve la possibilité de procéder à des contrôles sur pièces ou sur place » pour sassurer du respect de la recommandation.
















