Il ne sagit pas de la mesure la plus médiatique de la loi Sapin 2. Surtout du point de vue de lassurance-vie, étant donné la polémique générée par le blocage temporaire des retraits en cas de crise. Mais elle concerne de très nombreux épargnants, adhérents dune association telle que lemblématique Afer, mais aussi lAgipi, lAmap, lAncre, Gaipare, l'Asac, lAnpere, lAndecam, etc.
Ces associations dépargnants sont concernées par larticle 85 de la loi Sapin 2 (1). Plusieurs évolutions ont été intégrées dans le projet de loi, au mois de juin, mais une seule a finalement été votée : « Lassemblée générale a seule qualité pour autoriser la modification des dispositions essentielles du contrat d'assurance de groupe souscrit par lassociation. » Quest-ce que ça change ? Les conseils dadministration de ces associations ne pourront plus décider seuls de modifications majeures sur les contrats, pour se cantonner aux évolutions « mineures », telles que la « correction d'une erreur matérielle », pour reprendre lexplication du député à lorigine de cette mesure, Razzy Hammadi (PS).
Lors de la navette parlementaire, cette mesure a été légèrement restreinte. La première version du texte concernait les « dispositions substantielles du contrat », qui sont devenues les « dispositions essentielles », ce qui limite légèrement le champ des modifications concernées. En clair, seules les modifications touchant à la nature du contrat d'assurance-vie devront systématiquement passer par le vote des adhérents à l'association, à l'assemblée générale.
(1) Loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.


















