2 février 2007. Le ministre de lEconomie et des Finances saisit le Conseil de la concurrence, renommé depuis Autorité de la concurrence, pour les « pratiques mises en uvre par le groupement dintérêt économique Afer et par la société Axa France dans le secteur de la distribution de contrats dassurance-vie sur internet ». En cause : des « prix imposés » aux « sociétés de courtage en ligne proposant des frais réduits ». Une politique tarifaire qui se fait « au détriment » de ces sociétés de courtage, puisque les frais affichés par ces courtiers ne se distinguaient pas par rapport aux contrats distribués par ailleurs. Les courtiers web concernés ? Placement Direct, qui exerce toujours, et SDC Investissement, qui a depuis cessé ses activités dépargne en ligne.
Les courtiers, de simples « agences » ?
En 2009, lautorité juge quAxa et lAfer faussent le jeu de la concurrence, mais apporte immédiatement une nuance dimportance : « sauf à ce que les intermédiaires concernés soient considérés comme de purs agents des assureurs ». Or, à lissue dune analyse du marché, lautorité a estimé que « la relation entre les courtiers et les compagnies dassurance [est une] relation dagence au sens du droit de la concurrence ». Sans pouvoir toutefois aboutir à une « requalification » immédiate.
Laffaire sest finalement résolue sans intervention des autorités. Car en mai 2007, lAfer a voté en assemblée générale une refonte de sa politique tarifaire, ce qui a satisfait le courtier Placement Direct, distributeur du contrat. Et, depuis, l'autre courtier concerné a cessé ses activités. En 2016, rappelant ainsi que les pratiques « navaient plus cours » et aucune des parties ne s'étant manifestée entre temps, lAutorité de la concurrence a déclaré la saisine irrecevable car il y a désormais prescription.















